
Boris Maurussane
Tears Of English Town
Hot Puma records / WeWant2Wecord
26 juin 2026
Ancien musicien auprès de groupes comme Athanase Granson, Domotic ou Serieyx, le parisien Boris Maurussane s’est lancé en 2022 en solo, avec l’enthousiasmant Social Kaleidoscope, petit bijou de pop baroque qui donnait le sentiment de découvrir une œuvre cachée des Zombies ou de The Left Banke.
Il voit encore plus grand et plus beau sur Tears Of English Town, son nouveau disque, sur lequel les cuivres, les cordes et les sons synthétiques s’entendent comme larrons en foire pour nous offrir un moment hors temps, d’une audacieuse liberté. Le travail en studio est particulièrement remarquable, de la production en collaboration avec Stéphane Laporte et Emmanuel Mario jusqu’au mastering de Mike Grinser.
Si en effet, Boris Maurussane s’avance tel un grand magicien en pleine expérimentation, il a autour de lui quelques assistants de haute volée comme le batteur Jean Thevenin, les pianistes Sandrine Marchetti et Jan Stumke, la harpiste Laura Brisa ou le bassiste Antoine Brunet, pour n’en citer que quelques uns.
Dans les traces de Brian Wilson ou de Robert Wyatt, tout en élargissant son spectre musical du côté de Debussy ou de Milton Nascimento, Boris s’intègre parfaitement à cette famille de musiciens français, amoureux d’une pop progressive, inventive et libre, qu’on apprécie tant par ici. ils sont d’ailleurs quelques uns à venir poser quelques chœurs comme Athanase Granson, Julien Gasc ou Mehdi Zannad.
Le disque a beau s’appeler Tears of English Town et la très belle pochette présenter un modeste édifice en bois, le soleil brille très vite au dessus d’un palais majestueux à l’écoute de splendeurs comme The Season’s Ending ou Triangle, démarrant le disque de la plus belle des façons. L’ébahissement a d’ailleurs commencé dès Overture et ne nous lâchera guère jusqu’aux derniers frissons procurées par l’angélique Endless.
On se perd comme dans un labyrinthe sur les foisonnants Sur Pilotis ou Christians From The Lake, morceaux diaboliques aux mille facettes. Pourtant, nous ne sommes pas là dans la démonstration prétentieuse et vaine, juste l’envie d’aller plus loin et plus haut, avec une douce modestie symbolisée par la belle voix de Boris Maurussane, particulièrement sur le splendide Tears Of English Town ou The End (The End Is In Its Way)
Ludique (Bubbles), émouvant et solaire (Going Down (Upon the Hills)), expérimental et immédiat (Decipher), Tears Of English Town est une merveille de disque, qui rend de suite la vie plus belle, merci à Boris Maurussane pour ce tour de magie !



