
Liz Hogg
Goodbye World Hello Something
Aagoo Records
12 Novembre 2025
Comme quoi, même en 2025, il nous arrive encore de tomber sur un ovni qui se transforme en véritable coup de cœur. Malgré une discographie déjà bien complète, comme nous le prouve son passionnant Bandcamp, je dois bien avouer que je n’avais en effet jamais entendu parler de Liz Hogg, la sortie de son nouvel album, Goodbye World Hello Something est donc une belle occasion de découvrir l’univers de cette jeune new-yorkaise.
Commençons donc par les présentations, Lizz Hogg nous vient de Brooklyn et se distingue par sa maitrise de la guitare, qu’elle soit classique ou électrique, lui permettant de naviguer dans tous les styles possibles et imaginables, entre performances, concerts et enregistrements divers et variés.
Goodbye World Hello Something la voit ainsi se lancer dans 10 chansons pop et rock, un peu lo-fi, un peu expérimentales qu’elle a extraites de 283 chansons(!?!) pour en faire l’essence même de son nouvel album composé et enregistré en à peine 3 semaines.
La guitare n’est pas le seul instrument, quelques cris d’animaux et une rythmique à la B 52’s nous accueille sur Thing I Said Before, dont la mélodie sautillante nous accroche l’oreille de suite. La voix un peu en retrait à la Liz Phair laisse la place à une instrumentation riche et foisonnante; on a le sentiment de plonger dans les 70’s, à la découverte d’un trésor caché de jangle pop sur l’excellent Wonder When glissant peu à peu vers les 90’s quelque part entre les Strokes et Deerhunter (On Paper)
Belly ou Master And Commander, dans deux styles différents, démontrent bien qu’elle est une guitariste fantastique mais elle va bien au delà de ça, avec ses chansons chaleureuses et ses histoires d’amour absurdes et délicates. Elle a même matière à quelques tubes indés, avec des petites bombes mélodiques comme Irreversible ou Round The Corner.
Curl ou Instructions For The Physical World font également partie des très belles chansons, décalées et mystérieuses de ce Goodbye World Hello Something qui se termine en beauté sur le très beatlesien One Thread, preuve finale du talent de Liz Hogg !



