
Maria BC
Marathon
Sacred Bones Records / Modulor
27 février 2026
Originaire de l’Ohio, son père Michael Chertok y était musicien classique au sein du Cincinnati Symphony Orchestra, Maria BC (Bobbitt-Chertock) donne suite à sa discographie de plus en plus intrigante avec un 3ème album intitulé Marathon.
Après des débuts avec Cordless en duo avec Noah Sauer, elle se lance en solo avec un premier EP, Devil’s Rain paru en 2021, suivi l’année d’après par l’album Hayline, qui la met sur la piste du passionnant label new-yorkais, Sacred Bones Records. C’est là qu’elle sortira le superbe Spike Field en 2023 et donc Marathon en cette fin février.
Il faut dire que sa musique sombre et délicate se marie parfaitement à l’univers de la maison fondée en 2007 par Caleb Braaten; on trouve ainsi des liens avec Marissa Nadler ou Indigo Sparke tout le long des 13 titres de l’album.
Pour ce nouvel album, Maria BC s’est concentrée sur l’écriture et la composition, passant moins de temps sur la phase production et enregistrement, ce qui donne une évolution plus concise et directe par rapport à un Spike Field incroyablement dense.
Le titre de l’album, Marathon évoque la volonté de résistance contre l’adversité et la quête de survie dans un monde en perdition, le tout d’une voix douce parfois noyée sous une tonne d’effets et des guitares abrasives comme sur le morceau titre qui ouvre le disque. Elle se laisse parfois à quelques expérimentations expérimentales et électroniques comme Port Authority ou Channels ou se rapproche d’une ambient éthérée à la Grouper sur les superbes Rare ou June.
Le plus souvent, elle va à l’essentiel sur des folk songs merveilleusement interprétées, petits bijoux de douceur et de précision tels Night & Day, As The Eath Turns ou Peacemaking, entre ombres et lumières. Maria BC réussit là son plus bel album, passionnant de A à Z, à écouter avec toute l’attention que mérite ce beau Marathon.



