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Bitchin Bajas nous transporte

bitchin bajas

 

C’est grâce à l’écoute et la chronique de très bon Plain Speech de Circuit Des Yeux que j’ai découvert que les Bitchin Bajas venaient de sortir un  EP 4 titres (en vinyle et en cassette, dépêchez-vous, ils partent comme des petits pains) chez l’excellent label français Hands In The Dark.

Bitchin Bajas, c’est le projet electro progressif de Cooper Crane et Rob Frye, musiciens de Chicago, qui se sont d’abord fait connaître au sein de Cave, en compagnie de Dan Quinlivan (Mahjongg). En piste depuis 2010, ils cumulent les collaborations (avec Moon Duo mais aussi incessamment sous peu avec Bonnie Prince Billy sur l’album de reprises de Shirley Collins pour un fabuleux morceau Pretty Saro), les EP, albums et divers autres expériences cosmiques.

Après Bitchitronics paru en 2013 et un album éponyme l’année dernière chez Drag City, ils reviennent donc avec ce Transporteur et quatre nouvelles aventures sonores : Rias Baixas, Planet T, Marimba et No Tabac.

La musique de Bitchin Bajas exclusivement instrumentale prend ses racines dans l’électro de la fin des années 60, début 70, avec une pointe de psychédélisme et de krautrock , on citera ainsi Terry Riley, Popol Vuh, Brian Eno ou Cluster pour tenter de définir leurs univers. A base de synthés vintage, Bitchin Bajas complètent leurs morceaux de flute, saxophone  ou xylophone pour nous embarquer dans un voyage spacio-temporel hypnotique et euphorisant. Je tiens d’ailleurs tout de suite à prévenir le malheureux auditeur néophyte, le retour à la réalité, lorsque les dernières notes de No Tabac s’éloignent, est rude, car on part loin, très très loin pour ne plus toucher terre pendant 33 minutes et quelques secondes d’éternité et le risque d’addiction est particulièrement fort.

Rias Baixas et Planet T commencent par nous envelopper de boucles et de nappes synthétiques en une longue dérive ambient psychédelique alors que Marimba (ma petite préférée) et No Tabac s’appuient davantage sur les percussions comme de perpétuels ras de marée qui nous noient de bonheur extatique. Pour résumer, sur la face A, tu décolles très très haut, pour atterrir, euphorique et légèrement déphasé, en face B sur une planète gouvernée par son Empereur Konono N° 1.

Pour boucler la boucle, je rappelle donc que Transporteur est disponible chez Hands In The Dark, depuis un petit mois, courez-y vite, ce n’est pas tous les jours qu’on peut s’offrir un voyage dans l’espace à ce prix là !

Site OfficielSoundcloud

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