Addict CultureAddict Culture
Font ResizerAa
  • Accueil
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Nos Playlists
    • Interviews
    • Addict Report
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • À l’est du nouveau
    • Littérature Jeunesse
    • Brèves de lecture
    • Lampes de poche
    • Rencontres
    • BD
    • Poésie
    • Documents
      • Biographies
    • Les prix littéraires
  • Jeux de Société
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • Écrans
  • La vie d’Addict-Culture
    • Newsletter
    • Contact
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Devenir rédacteur ?
    • Pourquoi Addict-Culture ?
Font ResizerAa
Addict CultureAddict Culture
Recherche
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Brèves de Platine
    • Nos Playlists
    • Addict Report
    • Interviews
    • Jour de reprise
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • Littérature Jeunesse
    • BD
    • Documents
    • Rencontres
    • Les prix littéraires
    • Poésie
    • Revues
  • Jeux de Société
  • Écrans
    • Séries
    • Cinéma
    • Interviews
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • La vie d’Addict-Culture
  • Informations
    • Pourquoi Addict-Culture ?
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Contact
    • Devenir rédacteur ?
    • Newsletter
    • Politique de confidentialité – RGPD
Chroniques MusiqueMusique

Chelsea Wolfe : Vertige abyssal

Ivlo Dark
Par
Ivlo Dark
Publié le 25 août 2015
10 min de lecture

Abyss-Digital-Cover

Abyss ou comment exprimer de la plus belle des manières le vertige aquatique. La profondeur d’une artiste peu loquace mais qui mérite que l’on s’attarde quelque peu sur son langage musical.

J’en étais resté au sublime Pain Is Beauty (2013). Une œuvre où la compositrice ciselait la matière pour féconder de sublimes complaintes.

La découverte de l’artiste fut antérieure. Je rembobine donc le film des événements afin d’évoquer ma rencontre avec Moses, titre dont le chant miraculeux ouvrait les perspectives dignes d’un déchirement des eaux. Nous n’étions pas à Salem mais la magie noire exerçait déjà un évident pouvoir d’attraction. Un présage …

Des sorcelleries en tout genre pour mieux nous convier au festin délicieux de l’épouvantable fragilité humaine. Des mélodies aériennes, des rythmes martelés, des nappes mystiques, un chant qui inquiète et captive à la fois. On imagine cette bande son poussiéreuse flirter avec les cauchemars de David Lynch.

Pour autant Chelsea Wolfe évite le piège du glauque. Abyss, son nouvel album, continue de creuser de manière extrême le sillon d’une ode aux béatitudes glacées. Opus venu nous guider vers un rock ténébreux mais qui laisse entrevoir en filigrane de majestueuses compositions. Il y a surtout ce chant magique dont le souffle laisse une impression d’enchantement écorché. Des vagues successives comme des sirènes hurlantes dans les océans endormis. Les scaphandriers qui l’accompagnent feront oublier les errements de la consœur Zola Jesus dont les dernières épreuves n’auront eu pour intérêt que de prouver que les choses chez elle étaient bien plus audacieuses avant.

Ici nous sommes dans une descente maladive. Des abimes dont les duretés abruptes répondent à de rares moments apaisés, le tout exaltant un parfait décorticage d’humeurs. Preuve que dans la douleur des instants on peut encore trouver une certaine élégance.

La grande nouveauté réside dans la production : plus héroïque, plus épaisse. Les royalties amassées grâce à l’exposition de Feral Love y sont pour beaucoup (le titre repéré par la machinerie Game of Thrones) … A ce titre, les ricochets de l’autre série culte (The Walking Dead) n’auront pas atténué la faculté de toucher un public plus large (toute proportion gardée). Si le sourire est de marbre et sans aucun doute un compagnon ignoré, l’émotion est fortement palpable derrière ce rideau de sons immenses.

Chelsea Wolfe telle la belle dans les bras de la bête réussie admirablement la mise en exergue des composantes : Une voix d’ange déchu sublimée par une attaque de drones. Les guitares bourdonnent tandis que la substance séraphique nous renverse. L’astuce résidant dans l’art de trancher le Bien au sein du Mal. Il en ressort une peinture sombre dont les nuances varient entre caresse ébène et rage obscure. Les aspérités sont en réalité plus colériques, les refrains en cela puissamment marqués au fer rouge. Si les précédents essais offraient plus de place aux aspirations folks, les eaux troubles ne laissent désormais plus de place à l’endormissement. La singularité exquise d’Abyss repose sur cette unité de ton. L’homogénéité de l’album est en ce sens une parfaite réussite, les éléments tout en contraste y étant redoutablement magnifiés.

L’imagerie post gothique est saisissante : Une profusion de sonorités métalliques qui viennent secouer nos oreilles. On est bousculé par les monstres sous-marins de Carion Flowers … Tomber de Charybde en Scylla. Le gouffre est un tourbillon dont on ne peut échapper qu’en bravant avec fougue un danger tout aussi périlleux.

« WE LEARNED HOW ON OUR OWN
NEVER NEEDING HELP FROM YOU
REACHING OUT WITH EYES CLOSED
WE FELT THE LIGHT, IT TAUGHT US TO GROW
(HOLD, HOLD, HOLD ON)
CREATURES OF HABIT, CARRION FLOWERS
GROWING FROM REPEATED CRIMES
THE AFTERGLOW IN FULL BLOOM
SLOW AND RELENTLESS, WE’RE AFTER YOU
HOLD ON TO THE PAIN
OF LOVE TAKEN FROM YOU –
A PLAGUE
(HOLD, HOLD, HOLD ON) »

« La perfection est quelque chose de laid. Je veux voir les cicatrices chez les humains, leurs échecs, leurs troubles, leurs distorsions. Les onze chansons d’Abyss reflètent cette philosophie. Les choses de l’âme vont ainsi avec la fragilité, l’intimité, la passion, l’anxiété et la nostalgie »  – C.W

Le temps suspendu pour une petite mort après 1 minute et 45 secondes d’apnée : Le break est immense ! Il vient mettre en relief la rupture, cette déflagration saturée qui vient se glisser derrière les pédales d’effets fougueuses.

Iron Moon ne fait pas non plus semblant de frapper nos tympans. La chute encore et toujours avec une certaine démesure. Le rugissement des ombres qui viennent faire la nique au commandant Cousteau et son soit disant « monde du silence ».

Avec Dragged Out nous abordons le summum du capharnaüm stylisé. La frontière avec les inspirations death metal semble à présent franchie. Les guitares dissonantes transgressent les codes. La musique est habitée par le Malin qui vient par ruse imprégner l’épiderme de notre noyée.

Une accalmie de courte durée vient fondre sur les rêveries planantes de Maw. Mais ce fantôme n’est qu’une illusion. Les flots ne peuvent s’empêcher à nouveau de raviver une déferlante acharnée. Bis repetita … Les contours sont toujours aussi rugueux et on est au bord du malaise vagal. Une exécution qui vient napper le royaume de Neptune de sa superbe tristesse.

Chelsea Wolfe est au cœur de l’élément. L’auditeur sera scotché par sa capacité monstrueuse à insuffler avec panache un arsenal de mélodies corrosives. La musique cogne dans nos oreilles, le signe chez la californienne d’un talent enfin assumé. Un héroïsme colossal que l’on retrouve dans la partition de Grey Days. Illustration d’une prestation au rythme redoutable, aux convulsions démentes. Le chant empli de larmes prend des allures vulnérables au travers de sa voix de tête. Les cordes chevauchent alors un mur d’effroi, des guitares lourdes sont baignées dans l’acide nitrique. Le sommet des tensions qui combinent allégresse et mauvais songe.

After The Fall : Ornements étranges, développement épique, réverbérations surpuissantes … Vision extatique après l’agonie ?

Après les cinq premiers titres, nous ne sommes pas loin de frôler la tachycardie. Notre aspiration est donc au relâchement, histoire de ne pas glisser également vers le fond. Vœu exaucé par Crazy Love dont la quiétude soudaine donne l’impression d’une stagnation aux effets désorientant.

Avec Simple Death les notes fragiles sèment le trouble. Notre sentiment est d’avoir alors atteint le repos éternel. Qui n’aura pas été rebuté par les brutalités initiales pourra se délecter de cette sérénité anesthésiante. L’oasis de la tranquillité suit son cours avec Survive dont la douceur spectrale marque un retour aux accents acoustiques. C’était sans compter sur la réapparition des créatures aux vociférations stridentes …
Color of Blood : Une symphonie macabre d’une puissance inouïe ! Des crépitements qui me rappellent Les Chants de Maldoror.

« Sur le mur de ma chambre, quelle ombre dessine, avec puissance incomparable, la fantasmagorique projection de sa silhouette racornie ? Quand je place sur mon cœur cette interrogation délirante et muette, c’est moins pour la majesté de la forme, que pour le tableau de la réalité, que la sobriété du style se conduit de la sorte. Qui que tu sois, défends-toi ; car, je vais diriger contre toi la fronde d’une terrible accusation : Ces yeux ne t’appartiennent pas … où les as-tu pris ? » – Lautréamont

La lame vient saigner un piano désaccordé, un violon disloqué. C’est ainsi que s’achève avec fracas l’œuvre troublante. C’est ainsi que s’achève l’écoute affective. C’est ainsi que les abysses s’effacent comme le reste. C’est ainsi que je vous invite à rejoindre ce monde de prime abord terrifique mais qui au bout du voyage s’avère être inoubliable. Pour ma part, je ne désire qu’une seule chose : Y replonger ad vitam æternam.

Album dans les bonnes échoppes près de chez vous (sortie le 7 Août 2015 chez Sargent House)

 

Site officiel – Facebook – Bandcamp – Sargent House

Etiquettesabyssafter the fallalbum 2015ambivalence du bien et du malapnée sonoreaspérités colériquesbourdonnementcaliforniecarion flowerscharybdeChelsea Wolfecolor of bloodcrazy lovedarkDavid Lynchdéchirement des eauxdistorsions électriquesdouceur spectraldragged outdroneécoute affectiveelectronicélégance sombreferal lovefolk experimentalgame of thronesgothgothiquegouffreiron moonIvlo DarkLautréamontle royaume de Neptuneles chants de Maldororles monstres marinsmagie noiremeilleur album 2015mosesmusique majestueusemusique métalliquemusique passionnéemusique plaintivemusique sombreneo gothiqueNoise Rocknoyadeocéans endormispain is beautypédales d'effetspost gothiquepouvoir d'attractionprofondeurrythme martelésacramentoSalemsargent housescyllasirènes hurlantestourbillontrouble musicalvertigeZola Jesus
Partager cet article
Facebook Pinterest Whatsapp Whatsapp Email Copier le lien Imprimer
Aucun commentaire Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le son du jour

Trainfantome - Bleeding At The Door
Trainfantome – Bleeding At The Door
Beachboy
Par
Beachboy
25 avril 2026

Annonce

La playlist du moment

Playlist hiver
Playlist du printemps 2026 #01
Lilie Del Sol
Par
Lilie Del Sol
10 avril 2026

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

facebook
Facebook
youtube
Youtube
instagram
Instagram
spotify
Spotify
deezer
Deezer

Mort à la Poésie - Le podcast

Épisode 119 : Marie HL
Barz
Par
Barz
18 janvier 2025

Addict-Culture a besoin de vous !

Avez-vous lu ?

Penny Arcade - Rear View Mirror
Penny Arcade – Rear View Mirror
Le son du jour
José González
José González – Against The Dying Of The Light : la lutte ne s’arrête jamais
Chroniques Musique
tahiti 80
Tahiti 80 – Too Much Too Fast Too Soon
Le son du jour
Ben Lupus - La Terre Tremble
Ben Lupus – La Terre Tremble
Le son du jour

Étiquettes

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2023 2024 2025 Actes sud Actu actualité album album 2015 article automne automne2023 automne2024 automne2025 automne 2025 bandcamp bande dessinée Barz Diskiant BD beachboy chronique chroniqueur cinema concert critique culture David Bowie deezer del Differ-ant electro facebook festival Fire Records folk gallimard hiver interview lectures à voix haute le parisien librairie lilie littérature livre livres Modulor music musique Nantes new music newmusic nouveautés musique nouvel album novembre novembre 2025 octobre octobre 2025 paris pias playlist podcast poem poetry pop poème Poésie presse printemps printemps2024 printemps2025 printemps2026 rentree rentrée 2023 rentrée2024 rentrée 2024 rentrée 2025 rentrée2025 rentrée Littéraire rock roman septembre2025 septembre 2025 single sol spotify spring2024 spring2025 spring2026 summer summer2025 Tout un poème twitter winter youtube

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Sur le même thème

Chroniques MusiqueMusique

Indigènes, c’était comment Samedi ?

25 mai 2014
Brèves de PlatineChroniques Musique

Brèves De Platine #9

29 septembre 2016
Chroniques Musique

Iron And Wine – retour aux sources

4 septembre 2017
The lemon twigs
Interviews

The Lemon Twigs : « J’ai perdu la mémoire de l’album précédent » – Interview

27 août 2018

Informations

  • Pourquoi Addict-Culture ?
  • Soutenez Addict-Culture !
  • La Team
  • Devenir rédacteur
  • Contact
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité – RGPD

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Instagram

❤️ BAM ❤️: Et si une bande dessinée permettait de ❤️ BAM ❤️: Et si une bande dessinée permettait de remonter le fil d’un pays insaisissable ? Avec HugoDécrypte en Russie, l’Histoire devient une clé pour comprendre l’actualité ! 
👉 @allaryeditions @hugodecrypte @kokopello_bd  @krisauteurbd @cesco_addict
.

#hugodecrypteenrussie #hugodecrypte #kris #kokopello #allary #manga #bookstagram #bd #bandedessinee #book #bdstagram

📎https://addict-culture.com/hugodecrypte-en-russi-kris-kokopello-allary-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Trainfantome – Bleeding At Th 🎧 Le son du jour 🎧 : Trainfantome – Bleeding At The Door
👉  @the.trve.trainfantome @howlinbananarecords @flippinfreaks
.
.
#trainfantome #bleedingatthedoor #howlinbananarecords #flippinfreaks #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/trainfantome-bleeding-at-the-door/
💜 BAM 💜 : "Against The Dying Of The Light", cinqui 💜 BAM 💜 : "Against The Dying Of The Light", cinquième album de José González depuis 2003 - l'homme n'est pas terriblement prolifique - est peut-être bien son meilleur album en date. Ne passez pas à côté. 
👉 @jose.gonz.music  @cityslangrecords
.
.
#josegonzalez #againstthedyingofthelight #cityslang #musique #indielabel #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/jose-gonzalez-against-the-dying-of-the-light-cityslang-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Radio Hito - Sono Dei Viventi 🎧 Le son du jour 🎧 : Radio Hito - Sono Dei Viventi
👉 @radio_hito @mapledeathrecords & @meakusma
.
.
#radiohito #sonodeiviventi  #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/radio-hito-sono-dei-viventi/
🎲✨ BAM 🎲✨ : Les deux jeux mis à l'honneur aujourd' 🎲✨ BAM 🎲✨ : Les deux jeux mis à l'honneur aujourd'hui ne partagent ni les mêmes thématiques, ni les mêmes mécaniques. Pourtant, ils offrent ceci de commun qu'ils vous conduiront à deviner ce qui se passe dans la tête de votre adversaire. 
👉 @smilelife.jeu @oldchap.games

 #smilelife #oldchapegames #linq #jeuxdesociete #boardgames #games #play #jeux 

📎 https://addict-culture.com/deux-jeux-dambiance-pour-lire-dans-lesprit-des-autres/
💜 BAM 💜: En solo sous le nom de Penny Arcade, Jame 💜 BAM 💜: En solo sous le nom de Penny Arcade, James Hoare (Veroncia Falls, The Proper Ornaments, Ultimate Painting) continue de sublimer ses chansons sur l'indispensable "Double Exposure", disponible chez Tapete records ! 
👉 @pennyarcade_music  @tapeterecords @marion_seury 
.
.
 #pennyarcade #doubleexposure #tapeterecords #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/penny-arcade-double-exposure-tapete-records-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Fleur Bleu.e - All The Little 🎧 Le son du jour 🎧 : Fleur Bleu.e - All The Little Beings 
👉  @sundayrecords_official fleur.bleu.e 
.
.
#fleurbleue #allthelittlebeings #sundayrecords #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/fleur-bleu-e-all-the-little-beings/
Taylor Kirk alias Timber Timbre 1982 - 2026 💔 #ti Taylor Kirk alias Timber Timbre 1982 - 2026 💔

#timbertimbre #taylorkirk #riptaylorkirk #riptimbertimbre
💜 BAM 💜 : Après un hiatus de 10 ans et quelques in 💜 BAM 💜 : Après un hiatus de 10 ans et quelques incursions dans l'ambient, Mi And L'Au revient au format chanson pour le plus grand bonheur de Jism, qui pourra à nouveau entrer en hibernation, ou pas, pour les prochains mois à venir. 
.
.
#miandlau #rec #musique #indielabel #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/mi-and-lau-rec-2026/
Suivez-nous sur Instagram

Facebook

Tous droits réservés -Mentions légales et Politique de confidentialité. - Addict-Culture 2023

Ne ratez plus nos publications !
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir toutes les infos d'Addict-Culture !
loader

musique
litterature
tout addict

J'accepte la politique de confidentialité*
Environ 1 publication par mois. pas de spam, désinscription à tout moment
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?