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Les Géants de Benoît Minville

[mks_dropcap style= »letter » size= »52″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]L[/mks_dropcap]a côte basque. Deux familles en difficulté financière, deux pères amis depuis des années, leurs fils amis également, se disant même frères.

Malgré les soucis, ces deux familles vivent, s’aiment, s’aident.
Les enfants sont liés étroitement. Les figures paternelles fortes et imposantes. Les femmes sont plus discrètes mais mènent la danse en réalité.
La nature prend une place importante ici. Auguste est pêcheur et son fils Marius, s’il se cherche encore, fait du surf une passion envahissante. Son grand ami Esteban est en quelque sorte son modèle. Celui qui réussit à le tempérer. Ces deux là ne se quittent pas, arpentant les plages dès qu’ils ont un instant de libre.

les géants

Le roman de Benoît Minville est d’emblée marqué par des tensions multiples.

Tension familiale, tension sociale à travers des finances douloureuses, tensions des enfants qui ne savent pas de quoi demain sera fait mais qui gardent encore un petit espoir. Les personnages de ces enfants d’une vingtaine d’années sont très bien campés.
L’un est complètement insouciant et bagarreur , jeune chien fou. L’autre bien plus posé mais parfois contraint de suivre son ami dans ses aventures. Cela donne lieu à quelques dialogues savoureux.

Toutes ces tensions vont prendre forme à travers le personnage de César, grand-père de Marius, qui réapparait après 20 ans d’absence.
Le livre, jusqu’alors aux allures de roman social bascule dans le drame familial. Un secret de famille qui risque de faire tout éclater.

Entre surf, soleil, petits boulots et interrogations sur l’avenir, Benoît Minville nous offre un très bon roman d’apprentissage, apprentissage parfois douloureux…

Un roman familial aussi où les relations père-fils prennent une grande place, où la transmission et le respect sont essentiels.
Nous pouvons aussi ajouter un petit côté polar à ce roman avec le personnage énigmatique du grand-père et son grand secret et le final, façon « Le bon, la brute et le truand » dans les calanques marseillaises

Les géants de Benoît Minville, éditions Sarbacane, novembre 2014.

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