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La peau du Ghostpoet

Ecrit par Beachboy

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Cette semaine, c’est mon anniversaire, me demandez pas quel âge, ça fait quelques temps que j’ai arrêté de compter et comme je suis un jeune homme généreux, j’ai envie de vous faire partager mon cadeau. Obaro Omijiwe alias Ghostpoet a décidé en effet de me faire un immense plaisir en sortant son nouvel album la veille  de cette fatidique, histoire de me remonter le moral.

J’avoue, prendre un an de plus a tendance à me déprimer sévère et son hip-hop doux amer est tout à fait ce qu’il me faut pour accompagner ce spleen qui m’étreint à chaque bougie supplémentaire. En plus, histoire que la fête soit complète, Ghostpoet a ramené plein d’amis.

Là est en effet la grande nouveauté de ce Shedding Skin, le londonien  a ouvert les portes de son univers à un vrai groupe et a attiré à lui, son lot de recommandables collaborateurs, voyez plutôt : Nadine Shah, Melanie De Biasio, Etta Bond, Lucy Rose ou Paul Smith de Maximo Park. L’autre changement de ce nouvel album est la tendance de Ghostpoet à tenter de plus en plus le chant, sans doute porté par la présence de ces quelques magnifiques voix.

Pourtant après quelques mots en japonais pour lancer l’album, Off Peak Dreams nous renvoie au Ghostpoet qu’on a déjà aimé à l’écoute de Peanut Butter Blues & Melancholy Jam ou Some Say I So Isay Light,  son flow trainant, ce Hip-hop à la Roots Manuva sur une mélodie imparable et bourrée d’idées.

L’élargissement de son équipe se fait par contre sentir dès X Marks The Spot, plus électrique qu’organique.

Be Right Back, Moving House a des airs de Fink, Shedding Skin le titre qui donne son titre à l’album a un je ne sais quoi de Radiohead. Ghostpoet a ainsi élargi sa palette, plus rock (le très tendu Better Not Butter), plus live, avec une réelle envie d’élargir son public.

Néanmoins, le propos reste le même, histoires quotidiennes des laissez pour comptes entre alcool, violences conjugales et sans abri. S’il fait évoluer sa musique, Ghostpoet n’oublie pas d’où il vient (I’m back Where I started again de l’excellent That Ring Sown The Drain Kind Of Feeling). On a toujours le sentiment de trainer au milieu de la nuit dans les rues inquiétantes et fascinantes de Londres, avec le sentiment qu’on va toujours s’en sortir (When We Get Out Nothing In The World Can’t Stop Us sur le magnifique morceau final Nothing In The Way). Shedding Skin est donc le 3ème bon album de son auteur, qui mériteraiy enfin d’être plus reconnu.

Shedding Skin est disponible depuis le 02 mars chez PIAS.

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