Chronique Musique

Imagho, le soleil partout

Ecrit par Beachboy

Comme Imagho aka Jean-Louis Prades le chante si bien lui-même, cette chronique de Soleil aura comme un air de Déjà-vu, chronique d’un album qu’on a déjà eu mais qu’on n’a plus.

Dans les Méandres du show-business, la vie n’est pas toujours simple pour un musicien rare et précieux. A l’origine, l’album s’appelait Soleil De Tokyo et devait sortir en 2015, las, les choses ne se passèrent pas telles que prévues et le disque fut introuvable ou presque. Tenace et courageux, JL Prades se lance tout seul, retravaille les 9 chansons telles que rêvées et les rassemble sous Soleil, annulant et remplaçant le précédent.

On saura gré à JL Prades d’avoir insisté, car Soleil le mérite vraiment. Magnifique et sombre de bout en bout, superbement joué, il se distingue avant tout dans la discographie d’Imagho par le chant, enfin le chant-parlé, de JL Prades, qui ose enfin, et pour la première fois, poser ses mots et sa voix grave et profonde sur ses guitares.

Soleil  De Tokyo était déjà parfait, Imagho le conjugue dorénavant au plus que parfait. Le son et les arrangements ont en effet subi un sérieux lifting, JL Prades plus sérieusement parle de reconstruction.

Si les mots simples en apparence nous entraînent vers des lieux d’un quotidien aux contours étranges, le chemin se fait plus direct, comme si Imagho nous éclairait la voix et la voie, dans les traces d’un slowcore fin et souvent lumineux, Idaho une fin d’été.

La réalité devient rêve, Perdue, Secrête, Imagho nous fait tanguer, fermer les yeux. Splendides guitares et subtiles expérimentations, l’auditeur perd pied et le prend par la même occasion. A La Musique Je Me Livre, Je Pars à La Derive, chante-il sur le somptueux Exemplaires, appel à le suivre et sortir de nos sentiers battus.

 

S‘il vous faut encore quelques repères pour vous lancer, on citera volontiers Kat Onoma et Mark Hollis, on imagine même très bien une petite pointe de jalousie chez Dominique A à l’écoute de Chaque Saison.

Pour profiter du Soleil, il vous faudra vous précipiter, le voyage est à portée de clics, l’album disponible à 500 exemplaires sur le site d’Imagho ou le bandcamp d’Images Nocturnes, le label de JL Prades.

 

 

 

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