
Jana Horn
Jana Horn
No Quarter/Modulor
16 janvier 2026
Près de 3 ans après le magnifique The Window Is The Dream, Jana Horn fait son retour avec son 3ème disque. Entre temps, la texane s’est installée à New-York et c’est là qu’elle a composé les 10 nouvelles chansons que contient cet album éponyme, enregistré par la suite dans le désert texan avec son groupe, Adam Jones, guitariste et batteur et la bassiste Jade Guterman.
Le pianiste Miles Hewitt et la clarinettiste et flûtiste Adelyn Strei participent également à cette nouvelle œuvre de Jana Horn, qui la voit habiller son folk dépouillé de couleurs ambient et spectrales, où chaque seconde parait remplie de douceur et de délicatesse, comme elle sait si bien le faire depuis ses débuts en solo avec le déjà très réussi Optimism.
En effet, même si le premier titre, splendide au demeurant, s’intitule Go On, Move Your Body, Jana Horn nous entraîne plutôt entre deux mondes, comme si le temps s’arrêtait de s’écouler pour écouter sa voix légère comme une plume dans le vent, malgré une gravité profonde. L’instrumentation est du même acabit, les cordes sont à peine effleurées, la clarinette de Don’t Think apparait presque irréelle et le piano se réduit à quelques touches sur le bouleversant All In Bet.
Pas une note plus haute que l’autre, le silence se glisse délicatement et les guitares retiennent leur souffle comme pour prolonger ce sentiment d’éternité que peut être Come On ou le trop court Love qui le suit. It’s Alright ou Designer ont des airs de la Cat Power du début voire Smog, qui se serait perdu dans les studios de Broadcast.
L’album poursuit dans cette émotion contenue mais tellement palpable, d’Unused à Without, tellement délicat, qu’on ose à peine l’écouter, de peur de déranger la magnifique performance de Jana Horn, qui, album après album, crée un univers musical d’une beauté inédite et indispensable.



