Addict CultureAddict Culture
Font ResizerAa
  • Accueil
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Nos Playlists
    • Interviews
    • Addict Report
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • À l’est du nouveau
    • Littérature Jeunesse
    • Brèves de lecture
    • Lampes de poche
    • Rencontres
    • BD
    • Poésie
    • Documents
      • Biographies
    • Les prix littéraires
  • Jeux de Société
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • Écrans
  • La vie d’Addict-Culture
    • Newsletter
    • Contact
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Devenir rédacteur ?
    • Pourquoi Addict-Culture ?
Font ResizerAa
Addict CultureAddict Culture
Recherche
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Brèves de Platine
    • Nos Playlists
    • Addict Report
    • Interviews
    • Jour de reprise
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • Littérature Jeunesse
    • BD
    • Documents
    • Rencontres
    • Les prix littéraires
    • Poésie
    • Revues
  • Jeux de Société
  • Écrans
    • Séries
    • Cinéma
    • Interviews
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • La vie d’Addict-Culture
  • Informations
    • Pourquoi Addict-Culture ?
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Contact
    • Devenir rédacteur ?
    • Newsletter
    • Politique de confidentialité – RGPD
Chroniques Musique

« Moshi » ou l’indispensable trip Africain de Barney Wilen

Esther
Par
Esther
Publié le 16 janvier 2017
10 min de lecture

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]I[/mks_dropcap]l y a et il y aura toujours les hommes de l’ombre. Ceux que l’histoire a oublié, et surtout ceux que l’industrie se charge de vous faire oublier. Barney Wilen n’est pas tout à fait cet inconnu venu de nulle part. Ce saxophoniste principalement axé sur le ténor débute sa carrière dans les années 50 et c’est Blaise Cendrars, ami de sa mère qui l’incite à se produire dans différents clubs aux environs de Nice, puis sur la France. De passage à Paris, un certain Miles Davis le repère et l’invite à venir jouer sur la B.O. d’un film. Ce sera  Ascenseur pour l ‘échafaud  en 1957. Nous savons que Miles Davis a toujours choisi avec soin ses multiples collaborateurs et de toute évidence, il ne s’est pas fourvoyé en choisissant Barney Wilen. Malheureusement, et malgré le succès du disque et du film, Barney Wilen ne passera pas pour autant à la postérité. Il va néanmoins croiser le chemin de Thelonious Monk, puis celui d’Art Blakey sur la Bande Originale des   Liaisons Dangereuses  de Vadim. Ensuite, il va côtoyer quelques noms illustres au gré de collaborations plus ou moins remarquées comme Clark Terry, Kenny Clarke, ou Bud Powell. Durant les années 60, il va s’éloigner peu à peu du jazz sans véritablement l’abandonner pour s’intéresser au rock. Il ira même jusqu’à enregistrer un disque consacré à Timothy Leary, connu aux Etats-Unis pour ses travaux consacrés aux drogues et notamment aux effets du LSD.

En 1969, il part en Afrique. « Un long trajet à travers le Sahara, à travers la brousse », où il aura « des visions folles de jungle, déserts et brousses, lions, serpents et crocodiles, des ‘‘beautiful black people swinging’and singin’‘ . Il prendra une carte et après y avoir réfléchi un peu, décidera  de traverser le continent de Tanger à Zanzibar selon une ligne ondulée comme un serpent « . Il n’arrivera jamais à Zamzibar. Il y avait des guerres dans plusieurs endroits d’Afrique et il était impossible de traverser des pays comme le Nigéria et le Tchad.  Il en revient, trois ans plus tard avec suffisamment de matière sonore pour enregistrer  Moshi , aujourd’hui réédité par le label de Souffle Continu. L’album sort donc en 1972, sur le label Saravah dans une quasi indifférence. Et pourtant… Quelle richesse, quelle diversité, et surtout, quelle avance. Une fois de plus, le contexte est toujours intéressant à garder en tête lorsque l’on écoute un disque, et notamment un disque aussi intense et foisonnant. En 1972, la world-music n’a pas encore été inventée en tant que dénomination. Le casting ? Barney Wilen – tenor saxophone, Michel Graillier – electric piano, Pierre Chaz – electric guitar, Simon Boissezon – bass, Christian Tritsh – bass, Didier Léon – lute, Micheline Pelzer – drums, Caroline de Bendern, Babeth Lamy, Laurence Apithi et Marva Broome – vocals.

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]L[/mks_dropcap]a première force de Barney Wilen, c’est l’alchimie. Moshi  est une réussite absolue qui absorbe toutes les différentes influences sans pour autant les faire dépasser, ou les faire empiéter les unes sur les autres. Musiques africaines, orientales, jazz, funk, tout y est et de quelle manière. C’est réellement éblouissant. Ecouter le morceau titre et ses seize minutes, c’est s’en convaincre en un voyage passionnant. L’empreinte de Miles Davis période  Silent Way  ne semble pas éloignée, mais les chants africains qui ornent les reliefs créent une ambiance dépaysante et inédite. En 1972, Fela Kuti n’en est qu’à ses débuts et ne possède pas l’aura qu’on lui connaît aujourd’hui. En clair, l’Afro Beat n’en est qu’à ses balbutiements et rapporter un tel disque en Europe est tout simplement un tour de force. Barney Wilen ne cherche qu’à créer un ensemble, à retranscrire l’Afrique qu’il a vu, tout en y apportant cette teinture occidentale. La marque des esclaves du blues, la révolte des peuples Afro-américains, mais aussi le langage incroyable d’une rébellion sonnent à l’unisson comme un cri de liberté. La longue improvisation où chaque instrument trouve sa place s’étend alors le long des eaux troubles du métissage. Les chants africains viennent, repartent, comme ils le souhaitent, et jamais Barney Wilen ne se lance dans un solo qui pourrait honteusement tirer la couverture à soi. Car si le talent de Wilen est évident, celui des musiciens qui l’accompagnent est à souligner avec insistance.  Zombizar  de nature plus structurée se rapproche clairement des champs Afro-Beat. Le chant anglais ajoute une teinte Funk et Soul à la fois. Là encore, le groupe s’attelle à jouer en accord, échafaudant une musique dansante qui mêle avec talent les couleurs des continents prouvant ainsi que la force de l’humanité tient bien au métissage et non au communautarisme. Le saxophone de Wilen intervient avec parcimonie mais surtout avec douceur, effleurant ainsi l’oreille, à l’image d’un Stan Getz, sur un autre continent.

Le brassage culturel de ce disque est total.  Africa Freakout  visite l’Afrique noire mais les influences se gorgent de noms occidentaux. Le jeu de Pierre Chaz n’est pas sans rappeler John McLaughlin au premier abord, mais se replonge également dans le blues avant qu’une languissante mélopée se glisse insidieusement jusqu’à vous bercer d’espoirs d’un ailleurs fleurissant.  Chechouan , introduit par un Oud vous embarque dans d’autres contrées africaines. Le rythme s’installe soudain, comme une chaloupe instable, assise par une basse d’une chaleur propre à cette ambiance orientale et les instruments s’entrecroisent à chaque minute d’une manière absolument remarquable. La batterie pose un rythme typique de ces transes que l’on aime imaginer, mais la guitare a un pied aux Etats-Unis, les percussions résonnent comme une galère romaine et Wilen fait sonner son sax comme un Grappelli stellaire. Tout s’effondre enfin, sonnant à la porte du Free Jazz en se sauvant immédiatement, comme un enfant qui sonne aux portes des maisons.  Tindi Abalessa est particulièrement éblouissant. Le morceau débute comme une collecte d’Alan Lomax, sur des chants africains d’une authenticité frappante, loin d’un folklore sublimé et aseptisé par des occidentaux souvent trop frileux pour se frotter à la réelle rugosité de l’Afrique profonde. Le rythme est marqué par les clappements de mains, les chants africains virevoltent jusqu’à la transe, une basse martèle la cadence, vous emprisonnant de votre plein gré et Barney Wilen fait tournoyer son saxophone, démultipliant un motif obsédant et ajoutant ainsi à l’effet de ronde infinie. C’est alors qu’une guitare lointaine et distordue vient perturber un parfait équilibre sans pour autant en bousculer l’homogénéité. Il serait vain de retracer l’ensemble de ce disque fleuve, au risque d’en dévoiler tous les contours et les charmes, mais chaque titre tient à sa propre identité et contient sa part d’originalité. Prémices d’un genre à venir qui donnera le meilleur comme le pire, ce bal des cultures incessant bouillonne à l’infini et vous invite à fixer de l’instantanée dans un carnet de voyages aux mille feuilles vierges de tout interdit.

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]L[/mks_dropcap]e label Souffle Continu Records a donc eu la bonne idée de rééditer ce fantastique album. L’anecdote qui entoure cette réédition est assez intéressante ; en effet, il sera réédité en CD, mais, afin de le faire « rentrer » dans le format, certains morceaux seront tronqués, amputés, sans autre forme de procès, sans indication, ni même explication. L’équipe de Souffle Continu, après une course épique, va tomber sur un passionné qui leur confiera une copie du vinyle original, et donc intégrale. Après nettoyage, le disque sera donc repiqué à partir du vinyle afin de pouvoir à nouveau pleinement profiter de cet authentique joyau, en avance sur son temps, avant, bien avant l’invention de la « World Music », de sa vulgarisation et de son polissage occidental. Essentiel, tout simplement.

Sortie le 20 janvier chez Souffle Continu Records et dans toutes les bonnes crémeries musicales ayant bon goût.

 

 

EtiquettesAlan LomaxBarney Wilenfela kutimiles davisSouffle ContinuStan GetzWorld Jazz
Partager cet article
Facebook Pinterest Whatsapp Whatsapp Email Copier le lien Imprimer
Aucun commentaire Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le son du jour

Junebro Kate - Paris
Junebro Kate – Paris
Beachboy
Par
Beachboy
10 octobre 2026

Annonce

La playlist du moment

playlist automne 2026
Playlist de la rentrée 2026 et de l’automne #01
Lilie Del Sol
Par
Lilie Del Sol
1 octobre 2026

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

facebook
Facebook
youtube
Youtube
instagram
Instagram
spotify
Spotify
deezer
Deezer

Mort à la Poésie - Le podcast

Épisode 119 : Marie HL
Barz
Par
Barz
18 janvier 2025

Addict-Culture a besoin de vous !

Avez-vous lu ?

Le voleur d'anniversaires
À la recherche de l’anniversaire perdu avec Catherine Grive 
Littérature Jeunesse
Ryley Walker - Carrier
Ryley Walker – Carrier
Le son du jour
David Thomas Broughton, Matthew Bourne, Neil Turpin – Pensées musicales
Brèves de Platine
Colonisation et post-colonisation en BD
BD

Étiquettes

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2023 2024 2025 Actes sud Actu album album 2015 article automne automne2023 automne2024 automne2025 automne 2025 bandcamp bande dessinée Barz Diskiant BD beachboy bookstagram chronique chroniqueur cinema concert critique culture David Bowie deezer del Differ-ant electro facebook festival Fire Records folk gallimard interview le parisien librairie lilie littérature livre livres manga Modulor music musique Nantes newmusic new music nouveautés music nouveautés musique nouvel album novembre novembre 2025 octobre octobre 2025 pias playlist podcast poem poetry pop poème Poésie presse printemps printemps2024 printemps2025 printemps2026 printemps 2026 rentree rentrée 2023 rentrée 2025 rentrée2025 rentrée 2026 rentrée Littéraire rock roman septembre2025 septembre 2025 single sol spotify spring2024 spring2025 spring2026 spring 2026 summer Tout un poème twitter winter youtube éditions sarbacane

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Sur le même thème

Chroniques Musique

The Man who changed our world : David Bowie par Luna

21 décembre 2016
Chroniques MusiqueMusique

Angel Olsen – Je ne sais rien, mais je t’aime !

20 février 2014
Chroniques Musique

Christophe : le vertige du K.O

7 avril 2016
Chroniques MusiqueMusique

Mercury Rev – The Light In You

2 octobre 2015

Informations

  • Pourquoi Addict-Culture ?
  • Soutenez Addict-Culture !
  • La Team
  • Devenir rédacteur
  • Contact
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité – RGPD

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Instagram

💙 BAM 💙: Derrière un meurtre, il n'y a pas toujour 💙 BAM 💙: Derrière un meurtre, il n'y a pas toujours qu'un mobile. Et pas toujours un seul coupable. Quand l'environnement qui pousse au crime en dit long sur la société, il convient de s'y intéresser avec, par exemple, les deux récents true crime aux éditions 10/18.
👉  @editions1018  @cesco_addict 
.
.
#truecrime #latueriedauriol #lemeurtredujoueurdechecs #sarahfinger #jacquesdenis #1018 #editions1018 #livresdepoche #bookstagram  #instabooks 

📎https://addict-culture.com/true-crime-10-18-poche/
🎧 Le son du jour 🎧 : Junebro Kate - Paris 👉 @june 🎧 Le son du jour 🎧 : Junebro Kate - Paris 
👉 @junebrokate  @le.cap_rp 
.
.
#junebrokate #paris #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/junebro-kate-paris/
⚡🃏🎲✨ BAM ⚡🃏🎲✨ : Quelques cartes, quelques dés, des ⚡🃏🎲✨ BAM ⚡🃏🎲✨ : Quelques cartes, quelques dés, des objets à manipuler et surtout des règles que l’on comprend très rapidement. Voici quatre jeux d’ambiance dynamiques qui accompagneront à merveille vos prochaines soirées entre amis.

👉 @ericolsengames  @catch_up_games  @oinkgames_tokyo  @cars_ten_rohlfs 
 @gigamic_france  @paulschulzgames  @cesco_addict 

#flip7 #catchupgames #insider #oinkgames #quidesmieux #gigamic #dropolter #jeuxdesociete #boardgames #games #play #jeux 

📎https://addict-culture.com/quatre-jeux-dambiance-dynamiques-pour-les-soirees-entre-amis-dro-polter-qui-des-mieux-insider-flip7/
❤️ BAM ❤️: C'est un environnement captivant que no ❤️ BAM ❤️: C'est un environnement captivant que nous présente Grégoire Gerstmans à travers "Éternité", album dans une veine néo-classique véritablement à l'épure.
👉 @gregoiregerstmans @pias_france @pias @coldivlo
.
.
#GrégoireGerstmans #eternité #pias #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/gregoire-gerstmans-eternite-pias-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Michael Wookey - Muddles Up 🎧 Le son du jour 🎧 : Michael Wookey - Muddles Up 
👉  @michaelwookey  @weareuniquerecords  @la_centrifugeuse 
.
.
#michaelwookey #muddlesup #weareunique #lacentrifugeuse #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/michael-wookey-muddles-up/
💜 BAM 💜 : Vanishing Twin élabore son propre univer 💜 BAM 💜 : Vanishing Twin élabore son propre univers sonore sur le passionnant "Archives", 6ème album en forme de labyrinthe ludique et audacieux. À écouter chez Fire Records, bien sûr !
👉 @vanishingtwinmusic  @fire_records  @marion_seury  @sebgobi70 
 .
.
#vanishingtwin #archives #firerecords #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/vanishing-twin-archives-fire-records-2026/
❤️ BAM ❤️: Trois albums pour trois formes d’enferm ❤️ BAM ❤️: Trois albums pour trois formes d’enfermement et une même question qui finit par dépasser largement les barreaux. Qu’est-ce qui nous prive réellement de liberté ? Dans Les Dissidents, Mrs Orwell et En liberté, la prison est tantôt une réalité matérielle, un système politique, conjugal ou social qui réduit l’espace dans lequel un individu peut encore penser, parler ou simplement exister.
👉 @derf_backderf  @editions.caetla  @andreachalupa  @elrevel  @ruedesevresbd  @mathsap  @dargaud  @cesco_addict 
.

#lesdissidents #derfbackderf #caetla #mrsorwell #andreachalupa #brahmrevel #ruedesevres #enliberte #mathieusapin #charivari #dargaud #manga #bookstagram #bd #bandedessinee #book #bdstagram

📎https://addict-culture.com/bd-prisons-les-dissidents-mrs-orwell-en-liberte-mathieu-sapin-rue-de-sevres-ca-et-la-dargaud/
🎧 Le son du jour 🎧 : Greg Freeman - Loser's Prize 🎧 Le son du jour 🎧 : Greg Freeman - Loser's Prize 
👉 @oldgraig  @transgressivehq  @ugotanguy 
 .
.
#GregFreeman #losersprize #transgressive #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/greg-freeman-losers-prize/
💜 BAM 💜: 10 ans après "The Original Faces", Groupe 💜 BAM 💜: 10 ans après "The Original Faces", Grouper relance Helen pour le splendide "Linda's Head", chez Kranky bien sûr !
👉 @grouperepuorg  @krankyltd  @askyourpillow  @sebgobi70 
.
.
#helen #lindashead #kranky #grouper #lizharris #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/helen-lindas-head-kranky-liz-harris-2026/
Suivez-nous sur Instagram

Facebook

Tous droits réservés -Mentions légales et Politique de confidentialité. - Addict-Culture 2023

Ne ratez plus nos publications !
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir toutes les infos d'Addict-Culture !
loader

musique
litterature
tout addict

J'accepte la politique de confidentialité*
Environ 1 publication par mois. pas de spam, désinscription à tout moment
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?