Expositions

Paul Durand-Ruel : le pari de l’impressionnisme

 caffiche paul durand ruelDanse à Bougival (détail), 1883, Pierre-Auguste Renoir © Museum of Fine Arts, Boston

Si vous êtes de passage à Paris en ce moment ou si vous prévoyez d’y faire un tour avant février 2015, n’hésitez pas à vous rendre dans le 6ème arrondissement : au Musée du Luxembourg. C’est la première fois qu’une exposition est consacrée à Paul Durand-Ruel (1831-1922), le plus grand marchand d’art du XIXème siècle.

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Pierre-Auguste Renoir, Paul Durand-Ruel, 1910, Huile sur toile, 65 x 54 cm, Archives Durand-Ruel © Durand-Ruel & Cie.

Entrepreneur, il a hérité du goût de la collecte et de la commercialisation de l’art par ses parents qui vendaient et exposaient des tableaux d’artistes dans leur boutique, comme Eugène Delacroix. En établissant un réseau de  galeries internationales, il a promu des artistes encore inconnus à l’époque : les impressionnistes. Il a changé la vision de l’art moderne en y ajoutant un nouvel aspect : la finance. Il a rompu avec les traditions et pratiques des anciens marchands en se basant sur de tout nouveaux concepts : la protection de l’art, l’exclusivité des artistes, la libre circulation et la gratuité dans ses galeries (ainsi que dans son appartement !) et la mise en place d’expositions internationales.

Cette exposition est divisée en six parties, dans des espaces distincts, qui retracent les différents temps forts de la conquête artistique de Paul Durand-Ruel, de la découverte des peintres romantiques et impressionnistes jusqu’aux premières expositions impressionnistes internationales. On peut découvrir (ou redécouvrir) avec plaisir les œuvres de Monet, Renoir, Courbet, Manet, Delacroix, Sisley, Berthe Morisot, Cézanne, Degas ou encore Théodore Rousseau (son magnifique et très réaliste tableau Vue du Mont Blanc, prise de la Faucille (1863-1867) a été mon coup de cœur).

80 chefs d’œuvre sont réunis dans ce musée et sont à découvrir, du 9 octobre 2014 au 8 février 2015.

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(L’image de l’en-tête est un détail de La Montagne Sainte Victoire et le viaduc sur la vallée de l’Arc (1882-1885) de Paul Cézanne.)

 

 

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