Chronique Musique

Six Organs Of Admittance, l’ami des étoiles

Les pieds bien ancrés dans le sol mais la tête largement dans les étoiles, c’est ainsi qu’on pourrait entrevoir Companion Rises, la nouvelle merveille que vient de nous offrir Six Organs Of Admittance.

Trois ans après l’excellent Burning The Threshold, Ben Chasny, définitivement seul maître à bord revient nous bouleverser avec son folk solaire sous tempête psychédélique.

Companion Rises

C’est encore un étonnant voyage qu’il nous propose là, Ascent, son album de 2012 nous avait fait visiter Jupiter, cette fois-ci, nous allons encore plus loin et passons de constellations en constellations, le cosmos ayant besoin d’un ami, aux dires de Chasny sur le magnifique Two Forms Moving .

Je vous rassure, il n’est pas besoin d’être féru d’astrologie pour goûter aux arabesques géniales de notre californien d’origine, je dirais même que cela peut être le parfait point d’entrée pour ceux, les malheureux, qui ne se sont pas encore plongés dans une passionnante discographie dont le premier chapitre date déjà de plus de 20 ans.

En effet, entre douceur acoustique et fulgurance électrique, Dear Companion semble balayer la longue et belle histoire de Six Organs Of Admittance et rappelle, de Dark Noontide à The Sun Awakens en passant par For Octavio Paz, l’excellence de Ben Chasny, en tant que guitariste bien sûr mais également en tant que compositeur et arrangeur.

Il semble ici touché, et nous avec, par une félicité inquiète, les chansons s’enchaînent et se superposent, le disque s’écoule, incroyablement fluide et remue les tripes, donnant des allures de pop songs à ses plus inventives expérimentations.

Des vagues synthétiques nous accueillent à l’ouverture de Pacific, court instrumental avant de nous embarquer vers Two Forms Moving et The Scout Is Here qui ne semblent former qu’un seul et même morceau.

La guitare prend place et commence à dessiner les contours du voyage interstellaire, les synthés se font plus discrets et la voix de Ben Chasny décline le compte à rebours. Les premières décharges électriques ne tardent pas à arriver et accélèrent le mouvement.

Par la suite, Black Tea et Companion Rises nous rappellent les racines folk de Six Organs Of Admittance même si tout semble les opposer, autant la première, basée sur une simple et entêtante percussion, tend à nous oppresser, autant la chanson titre de l’album irradie de douceur, soutenue par la fluette voix de Ben Chasny.

C’est alors qu’apparaît The 101, géniale explosion électrique, peut-être le titre le plus évident et accessible de l’histoire de Six Organs Of Admittance. Rien ne semble pouvoir arrêter ces 6-cordes en furie, pourtant la beauté irréelle d’Haunted And Known bientôt emportée dans un tsunami synthétique ou de Mark Yourself torturé à souhait permet de maintenir le cap.

Un dernier détour vers le Drone et l’instrumental Worn Down To The Light en conclusion et nous voilà arrivés à destination. Dear Companion est un grand et beau voyage, Six Organs Of Admittance continue à nous éblouir avec ce disque incontournable !

 


Companion Rises
de Six Organs Of Admittance

sorti le 21 février chez Drag City

 

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Image à la une : Elisa Ambrogio

 

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