Addict Report

The Detroit Cobras, vous reprendrez bien un petit shoot de rock n roll ?

Live report

Les Detroit Cobras sont un groupe rare, et l’annonce miracle d’une tournée française, l’occasion unique et tant attendue de voir nos petits chouchous rétros nous a fait bondir et précipiter sur les billetteries.

Certes, le groupe n’a rien sorti depuis au moins dix ans. Seul un petit split single chez Third Man Records pointe le bout de son nez dans l’actu, mais peu importe.

Mais au fait les Detroit Cobras, c’est qui ? C’est un formidable groupe américain de bon vieux rock & roll, issu de Detroit, ze ville rock par excellence, ville qui a vu naître les Stooges, le MC5, les White Stripes, et j’en passe.

Entre 1998 et 2007, le groupe a sorti une poignée d’albums, par ailleurs inégaux comme Tied and true mais aussi très réussi, les quatre premiers au hasard. Pas ou peu de compos chez les Detroit Cobras, quasi que des reprises de titres obscurs du répertoire méconnu du rock US du début des années 60. Un peu à l’image de ce que font les Cramps, spécialistes du sujet.

Alors, pouvoir enfin admirer nos idoles sur scène, ça ne se refuse pas. C’est sur la scène du Nnikasi à Lyon que rendez-vous fut donné pour juger sur pièce. Après une première partie très surprenante, le duo de frangins Moonrite, en mode rock prog halluciné très réussi, le groupe débarque enfin.

Les Detroit Cobras, c’est avant tout une formidable chanteuse, Rachel Nagy, une grande blonde magnétique, qui soude le groupe, souvent à formation variable. C’est avec un peu de crainte aussi que nous abordions le concert, le groupe n’ayant rien proposé de neuf depuis longtemps, et échaudé suite à une chronique mitigée du récent concert parisien, notamment devant la consommation plutôt raide de la chanteuse en « boose », comme ils disent, c’est à dire de l’alcool plutôt fort.

En effet, Rachel Nagy a beau débouler avec une bouteille d’eau, on sent bien que ce ne fut pas sa principale boisson ces dernières heures. Qu’importe, le concert commence et ça balance direct, du bon vieux boogie woogie, comme on disait à l’époque.

Apres les quelques morceaux d’usage pour se mettre en place, l’ambiance décolle vraiment, et du reste, dès le deuxième morceau, le groupe balance un de ses tubes, Cha Cha twist.

La soirée sera tout du long dans le même registre, c’est à dire rétro, avec des chansons plutôt courtes, trois minutes max et une patate d’enfer.

Alors certes entre les morceaux, Rachel Nagy est dans son monde, demandant notamment qu’on lui serve de la « fuckin booze » et on se dit que ça doit pas être facile pour le groupe tous les jours, mais quand ça joue, ça envoie du bois comme on dit. On est super content de retrouver ces classiques interprétés au top par un groupe qui assure.

C’est aussi la danse de la joie quand le groupe entame Ya ya ya, formidable morceau, extrait de leur EP Seven esay pieces.

C’est un vrai shoot de rock n roll primitif auquel nous avons assisté. Le groupe envoie tous ses classiques proposant même une compo plutôt chouette du batteur. On a même droit à un ou deux slows entre deux morceaux bien furibards.

Hélas, Au bout d’une heure dix, et d’une quinzaine de titres, c’est déjà fini, on sent bien qu’il sera difficile d’en tirer plus de la chanteuse, un petit rappel et le groupe quitte la scène. C’est le sourire aux lèvres que nous repartons donc avec l’impression d’avoir assisté à un chouette moment de rock n roll comme on n’en fait plus.

   

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