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The Music : The night fever

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Lorsque j’ai écouté The Music pour la première fois, je me suis mise à gesticuler dans tous les sens comme un pantin. Que m’arrivait-il ? Etais-je possédée ?

Passant mon temps à essayer de dénicher des groupes peu connus, j’ai découvert cette perle en fouinant sur le site Last FM, tranquillement affalée sur mon canapé. Je me suis subitement redressée lorsque j’ai écouté la première chanson de l’album. Je n’espérais qu’une seule chose : que les titres suivants me fassent autant d’effet.

Effectivement, la magie de cette rythmique psyché rock avait très vite opéré.  A chaque écoute de l’album au titre éponyme, sorti en 2002, je me suis crue sur une piste de danse tel un John Travolta en très grande forme. Alors oui, j’étais possédée…

Déjà, la pochette me rappelle étrangement celle du titre de New Order : Blue Monday. Le ton est donné ! Cette association de cercles colorés a été pour moi, une douce évocation des années 80 même si, à l’époque, j’étais loin de l’âge adulte… Cependant, en approfondissant ma comparaison, l’album ne se rapproche pas forcément du genre New Wave. Mais la pochette m’a tout de même rendue nostalgique et c’est encore un bon point !

The Music est un groupe de quatre gamins anglais formé en 1999. Le chanteur Robert Harvey, et sa gestuelle à la Jamiroquai, impressionne avec la puissance de sa voix juvénile, bien que stridente. Ils ont souvent été comparés à Rinôçérôse avec une résonnance électronique similaire.

Certains titres comme Getaway ou The People nous plongent dans une ambiance disco-rock où l’on distingue des jeux de guitares omniprésents et bien lourds. D’autres morceaux, comme Human et The Light, nous font tournoyer dans les airs avec un rythme plus détendu même si à la fin, l’excitation reprend toujours le dessus en accélérant la cadence.

Mention spéciale aux titres Take the long road and walk it et l’excellent Disco qui nous feraient vite perdre des calories avec une ambiance funky-soul.

Malgré un nom peu accrocheur et trop simpliste à mon goût, ces petits gars aux allures pré-pubères ont eu le mérite de participer à une tournée de U2 suite au succès engrangé par ce premier opus.  Leur second album «  Welcome to the north« , sorti en 2004, en est la continuité, avec toutefois, un rythme moins hystérique. Quant au troisième opus  » Strentgh in number« , je l’ai trouvé bien insipide. L’électro a pris largement le dessus mais les mélodies n’ont jamais réussi à être imprégnées dans ma mémoire.

Ceci dit, le Live at Brixton Academy sorti en 2011, a su rectifier le tir. Quinze titres joués avec une vive énergie, sans compter la justesse vocale irréprochable de Robert Harvey. D’ailleurs, en l’écoutant, j’ai vraiment regretté de ne pas avoir pu les voir en concert.

Malheureusement, je ne sais pas si un jour je le pourrais car depuis, c’est un long silence radio qui me désespère… pourtant, le mot silence est bien l’antonyme de ce fabuleux album.

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