
The Reed Conservation Society
Sing A Song That Never Ends
La Basse Roche / Hot Puma Records
26 juin 2026
A l’heure du deuxième album, The Reed Conservation Society se réinvente complètement comme si la vie était un éternel recommencement ou un nouveau départ, toujours en quête de la chanson parfaite, celle qu’on aimerait chanter tout le temps, jusqu’à plus soif.
La Société De Préservation Du Roseau n’est en effet pas du tout conservatrice et se transforme à nouveau, retrouvant la langue de Shakespeare, comme pouvait nous le laisser penser le titre du nouvel album, Sing A Song That Never Ends, comme c’était déjà le cas à l’époque de leurs fabuleux premiers EP.
Surtout, de duo, The Reed Conservation Society devient quatuor, la section rythmique (Nicolas Pain à la basse, Cédric Bermond à la batterie) devenant membre à part entière du groupe de Stéphane Auzenet et Mathieu Blanc. D’Emma Broughton à Vincent Mougel aux chœurs, de Yann Arnaud à Florian Robin aux synthés, nombreux sont les amis venus prêter mains fortes sur les 11 chansons où l’amitié et la famille sont au chœur d’un disque chaleureux et émouvant (l’artwork, magnifique, est l’œuvre des enfants de Stéphane Auzenet).
C’est ainsi que les deux premiers singles extraits de l’album le voient partager le micro avec Natasha Penot sur le délicieux The Kruize et Rosie Brown sur le magnifique Whistle In The Tree, aux faux airs de Sufjan Stevens, comme l’est également le tout aussi beau If I Could Change Myself Into Water.
Même si The Reed s’autorise un petit détour du côté du Finistère avec le charmant Sainte Marine, Sing A Song That Never Ends prend racine en Amérique, celle de David Lynch, auquel le groupe rend un bel hommage sur Bucky Jay, celle de Pavement sur l’hilarant et mélodique Goldfish With Glitter Gleam mais aussi celle, fantasmée et nostalgique d’Elvis Presley (Elvis Has Left The Building).
D’I Keep The Thorns Right In My Chest, terrassant de beauté jusqu’aux dernières notes d’All the Stars Fall Asleep sublimé par la guitare de Bernd Rest, Sing A Song that Never Ends est un grand disque, génialement interprété et orchestré par , dont la modestie naturelle n’empêche nullement une belle ambition (Modesty Of Heart, ce bijou pop !). On les rassure (I Wish You Were More Than An Affair), notre histoire est bien partie pour durer longtemps !



