Poésie

Florence Jou poétise avec le bassin nazairien et son industrialisation

[mks_dropcap style= »letter » size= »75″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#1e73be »]L[/mks_dropcap]a poésie de Florence Jou se fait par transversalité, explorant à travers des performances ou des résidences, l’humain et des territoires. Par exemple, dans C’est à trois jours paru aux éditions Derrière la salle de bains, elle décrit sa rencontre avec l’artiste Grégory Valton. Alvéoles Ouest est issu d’une résidence au Grand café, centre d’art contemporain de St-Nazaire. Elle y propose une fiction mêlant poésie et dialogue théâtral sur ce lieu et au-delà, sur l’industrialisation du bassin Nazairien.

Des bascules il y eut, comme le passage de l’industrie légère à l’industrie lourde, du bâti mécanique à la machine à vapeur, de la production du textile à celle du charbon et de l’acier, faisant émerger une nouvelle stratégie du capitalisme pour lutter contre le taux de mortalité élevé des travailleurs. Un nouveau contrat social pour des femmes à domestiquer, augmenter la rémunération des hommes et renvoyer les femmes prolétaires au foyer.

Florence Jou

Le texte est composé de trois alvéoles. À travers les voix de cinq personnes liées au Grand Café (anciens employés du Bureau d’études qu’était ce lieu entre 1969 et 1989 ou encore l’actuelle directrice du centre d’art contemporain), on y découvre les effets du capitalisme, où l’industrie assujettit une population et plus particulièrement les femmes. Consciente de cette chape patriarcale dans une ville où tout tourne autour des industries, Florence Jou interroge la transformation nécessaire d’un lieu devenu culturel.

Ce livre ne peut être compris que comme un travail de résidence dans un lieu précis. Florence Jou dévoue son écriture à St-Nazaire et aux femmes et hommes qui y vivent. Cette méthode d’écriture permet une réelle implication dans la réalité. Mais Alvéoles Ouest a autant d’intérêt à être lu par les habitants de St-Nazaire que par l’ensemble de celles et ceux vivant le capitalisme patriarcal. Il en devient un livre témoin et une fiction poétique nourrissant nos efforts de changements écologiques et égalitaristes.


 

Alvéoles Ouest de Florence Jou

Éditions Lanskine, 22 février 2020

 

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Image bandeau : Gi BRO / Unsplash

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