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Barzin, lumineuse discrétion

Barzin-To-Live-Alone-In-That-Long-Summer

 

Chaque fin d’année, à l’heure des bilans, c’est toujours la même chose : Une angoisse m’étreint à l’idée d’oublier, dans ma sélection de mes mes disques préférés, Ze Album que j’ai adoré mais tellement discret que même moi, je vais l’oublier, triple buse, nom d’une pipe, non mais où donc avais-je la tête ?

Pour 2014, l’heureux élu aurait pu être le magnifique album de Barzin, To Live Alone In That Long Summer, son 4ème album, 5 longues années après son tout aussi excellent Notes To An Absent Lover.

Barzin Hosseini est un musicien canadien, dont le premier album date de 2003. Entouré de Mike Findlay, Suzanne Hancock et Tony Dekker, le leader des Great lake Swimmers qui lui prête main forte avec sa guitare et l’invite à faire ses premières parties sur la route, le ténébreux jeune homme est coupable de splendides chansons mélancoliques, entre Sparklehorse et Red House Painters. Entre chaque album, il se consacre à la poésie ou aide d’autres groupes comme sur le Slideshow Effect de Memoryhouse.

Pour To Live Alone In That Long Summer, Barzin a élargi son groupe, de Sandro Perri à Karen Graves. Cela donne une nouvelle ampleur à sa musique, un son céleste, des arrangements d’une richesse incroyable.

Dès les premières notes de All The While, on est dans le bain, les poils se hérissent devant tant de classe, une batterie presque jazz et toute discrétion, cette voix tout en murmure et émotion. Everything is  shining chante-il sur Without Our Light, s’ensuit In The Dark You Can Love This Place. Tout l’album est ainsi, entre lumières et ombres, le soleil est là, mais un soleil couchant, lointain et discret (Somptueux Lazy Summer).

 

 

Barzin chante la solitude, l’intimité, il porte son regard sur les inconnus qu’il croise, les filles  belles et modernes, les garçons solitaires. Les 9 chansons sont toutes plus belles les unes que les autres, ballades et up-tempo, tel l’enchaînement parfait Stealing BeautyFake it til you make it.

L’album a été publié en février 2014 par Monotreme Records et depuis sa sortie, l’été a commencé et se poursuit sans fin…

En écoute sur Spotify :

 

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Un commentaire

  1. Mille merci pour ce très bon article. Perso, UN de mes LP 2014 préférés !!!
    Écouté régulièrement depuis mars dernier, « To Live Alone In That Long Summer » s’est avéré un disque inusable, inlassable et indispensable !!! Une grande oeuvre entre Post-Folk, Slowcore, slide guitares et passages jazzy, situé quelque part entre Low, Red House Painters, Sun Kill Moon ou le Folk tendance Slowcore du « Viva Last Blues » de Palace Music….Un bijou d’une coolitude et d’une virtuosité mélodique et atmosphérique inouïe !!

    Au fait, j’adoooooooore votre blog !!!
    A+

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