Cinéma

Child of God : la genèse animale

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James franco, surnommé le surdoué du cinéma, serait-il meilleur réalisateur qu’acteur ? A vous de juger avec son seizième film présenté aux festivals de Venise et Toronto.

Dans les années 60, aux fins fonds du Tennessee, Lester Ballard, individu marginal et solitaire, tente désespérément de retourner dans la ferme familiale abandonnée et mise aux enchères suite au suicide de son père. Réputé violent et asocial, il va peu à peu sombrer dans la criminalité en découvrant par hasard, son penchant pour la nécrophilie.

 

 

James Franco, véritable touche à tout (acteur, réalisateur, peintre, écrivain…) nous surprend avec cette adaptation du roman de Cormac McCarthy. La mise en scène nous plonge dans une atmosphère glaciale à travers les paysages glauques de l’Amérique profonde.

Même si certaines scènes sont parfois longues, dénuées de dialogues, la complexité de cet animal sauvage nous donne envie de suivre jusqu’au bout sa triste descente aux enfers.

L’acteur principal, Scott Haze, qui a déjà joué dans trois films de Mr franco, est incroyablement vrai. Il incarne à la perfection cet écorché vif, souvent répugnant mais à la fois si empathique. Ce ressenti en deviendrait même gênant… La fin reste cependant assez fade à mon goût mais le film reste grandement sauvé par cette ambiance morbide mais aussi par la réalisation parfaite du scénario. Sans oublier l’essentiel, l’interprétation irréprochable de Scott Haze.

Bon, petit bémol, si le film est sorti en Angleterre et aux Etats-Unis, il va falloir patienter un peu pour le voir chez nous…

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