Chroniques Musique

Les sombres lumières de Clara Luciani

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#c4b1ab »]C[/mks_dropcap]’est un EP clair-obscur, où Clara Luciani raconte, avec vérité et délicatesse, la rupture amoureuse. Ce moment où plus rien n’a de goût, à part le chagrin qui nous inonde de solitude.

Ce moment où l’on voit trouble à cause des larmes qui coulent sans même qu’on y pense.

Ce moment où l’on devient un monstre d’amour.

Sur la pochette, elle apparaît en veuve italienne, comme prête à faire le deuil d’une histoire d’amour trop vite évaporée.

« Je suis la pleureuse italienne recroquevillée sous le chêne d’un cimetière imaginaire où l’on enterre guère que de l’air« 

Introduction avec Pleure Clara, pleure, ballade qui rappelle Barbara dans cette poésie naturaliste qui émane des mots et du piano. Voix grave, élégance tragique, le clip a une esthétique minimale qui va droit au cœur, comme les quatre chansons qui composent Monstre d’amour.

Comme toi et son rythme plus énergique insufflé par la guitare électrique et les drums, est le morceau le moins mélancolique. Avec de magnifiques images rappelant le cinéma italien des années 60, la jeune femme apparaît en héroïne balafrée et amoureuse.

« J’ai un cœur comme toi, je sais qu’il s’arrêtera mais tant qu’il battra, je n’obéirai pas à ses fougues à ses lois, j’irai où je dois. J’ai le cœur qui s’écarte de n’attendre que toi qui me ressemble tant qui ne me comprends pas »

Il est suivi par Monstre d’amour, par lequel l’on avait pu découvrir Clara. Réarrangé, le synthé et la batterie viennent prendre la place de la guitare électrique qui était centrale dans la première version, apportant une allure rétro.

« Dis-moi, pourquoi je sombre dans des eaux dans des ombres dans lesquelles je me noie ? Dis-moi, quelle est cette colère qui me tord qui m’atterre que je ne connais pas ? C’est comme si j’étais devenu un monstre d’amour, mes jambes flanchent, mon cœur est lourd »

Le déchirant À crever clôt Monstre d’amour. Le texte d’une justesse (et d’une tristesse) absolue, forcément, résonne. 

« Vois ce qu’il a fait de moi, je ne me ressemble pas. Qu’on balance les restes au feu, j’ai en horreur les adieux, je suis triste à crever. Là étendue dans le froid d’un été qui ne vient pas, je redeviens une enfant […] Je suis folle à crever »

De la musique pour pleurer avec grâce, dont nous espérons la suite avec hâte… (disponible depuis le 28 avril chez Initial Artist Services)

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