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18 mars : 1842, naissance du poète Stéphane Mallarmé

mallarmé
Stéphane Mallarmé / Édouard Manet / 1876

Né le 19 mars 1842, Étienne Mallarmé, dit Stéphane Mallarmé, est considéré comme l’un des fondateurs du Symbolisme, mouvement littéraire de la fin du 19ème siècle qui s’inscrit contre le Naturalisme.

Son enfance est assombrie par la mort de sa mère, puis de sa jeune sœur, et sans doute ces épreuves et l’isolement qui en découla ont-ils favorisé l’éclosion de sa vocation poétique. Il exerce toute sa vie le métier de professeur d’anglais, « son gagne-pain obligé », dans différents lycées de province, puis à Paris à partir de 1871 où il fréquente des écrivains et poètes comme Paul Verlaine, Émile Zola ou Auguste de Villiers de L’Isle-Adam et des artistes comme Odilon Redon ou Édouard Manet, qui peint son portrait en 1876.

Il s’adonne en parallèle à une intense activité poétique. Attiré par l’esthétique de l’art pour l’art, il est toujours en quête d’une beauté pure : « Le monde », dit-il, « est fait pour aboutir à un beau livre ». Admirateur  des œuvres d’Edgar Poe, il traduit Le Corbeau, publié en 1875, illustré par Édouard Manet, et écrit Le Tombeau d’Edgar Poe en 1876.

En 1887, il fait paraître une édition de ses Poésies avec des pièces illustres comme le Sonnet en X ou Une Dentelle s’abolit. L’aboutissement de cette ambition du poème absolu apparaît dans le poème graphique de 1897 Un Coup de Dés Jamais n’abolira le Hasard, qui préfigure l’usage du calligramme en poésie.

Mallarmé avait imaginé une composition typographique très précise pour son poème. Cette recherche d’une expression absolue lui vaut dès cette époque une réputation d’hermétisme qui lui reste encore attachée. Il est reconnu comme un maître par les jeunes générations de poètes, des symbolistes à Paul Valéry. Il meurt à Valvins le 9 septembre 1898.

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. 
Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres 
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !

extrait de Brise Marine (1865)

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1 commentaire

  • Quand j’étais ado, j’étais fasciné par sa poésie au point de reprendre les vers de « Le Guignon » pour les besoins d’une des chansons de mon ex groupe Esperanto (dans une humeur très post-punk / noisy) puis le titre m’a suivi et a connu une nouvelle version plus atmosphérique avec November 12. Un jour j’ai décidé de m’essayer à une exécution en mode solo et acoustique. La voici pour ceux qui seraient curieux > https://ivlodark.bandcamp.com/releases

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