
Helen
Linda’s Head
Kranky
02 octobre 2026
Aucune Helen ici, ni même une Linda, mais une Liz, Liz Harris alias Grouper plus exactement, de retour avec un projet parallèle dont la 1ère manifestation, la seule jusqu’à aujourd’hui, s’était traduite en 2015 avec le merveilleux The Original Faces.
En 2013, l’artiste de Portland s’était en effet adjointe Jed Bindeman, batteur entre autres chez Eternal Tapestry et Heavy Winged et le bassiste Scott Simmons, croisé auprès d’Eat Skull et plus récemment de The Lavender Flu, pour créer le trio Helen.
Plus d’une décennie passée, le groupe revient avec Linda’s Head, un nouvel album dans la lignée de son prédécesseur même si une magnifique dream pop y semble prendre le dessus, tel un soleil surgissant au milieu du chaos.
En effet, si en solo, Grouper s’épanouit dans une musique expérimentale souvent sombre et mélancolique, à l’instar de Ruins ou Shade, ses plus récents disques, elle se fait plus lumineuse au sein d’Helen, avec des chansons plus immédiates, parfois shoegaze, souvent dream pop.
Certes, les 10 titres de Linda’s Head sont noyés sous des tonnes d’effets et de reverb, Liz semble chanter du fond de l’océan alors que sa guitare déchire le ciel mais un Starline ou un Endless pourraient donner à imaginer ce que Lush ou Cocteau Twins auraient donné en jouant dans les 60’s.
Même quand Jed Bindeman et Scott Simmons se font moins frénétiques, sur les deux plus longs morceaux du disque par ailleurs très court, Darkblue et l’exceptionnel morceau final Canyon, l’atmosphère du disque garde une sorte de bel optimisme au milieu du chaos actuel.
Helen retrouve la fraicheur du son de l’indie rock néo-zélandais sur les sautillants et émouvants Dead Shark et Dead Shark II, la ballade folk Black And Quiet Love permet d’entendre la splendide voix de Liz Harris au naturel. Stay With Me chante-t-elle par la suite, c’est certain qu’on va rester écouter Linda’s Head, en ésperant ne pas attendre 10 ans pour la suite !



