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Lowtide – Lowtide : Backdraft

Lowtide_Cover

Backdraft…

Si, pour le commun des mortels, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un accolement d’un chiffre à deux lettres, pour les amateurs de belles choses des mid-eighties, par contre, 4AD relève du mythe aussi bien en matière d’esthétisme visuel (Ah ces pochettes !) qu’auditif (Parce que, 4AD aux tous débuts, c’était quand même Cocteau Twins, Bauhaus, Dead Can Dance, X Mal Deutschland et plein d’autres réunis sous la même bannière d’un incontestable bon goût, pour l’époque).

4AD, toujours en orbite, continue sur sa lancée, privilégiant d’autres orientations artistiques, mais toujours avec ce même souci de qualité. La tentation était grande, dès lors, d’inhumer à tout jamais les restes des précurseurs glacés, graves et grandioses de ce qui deviendrait plus tard la mouvance Shoegaze- Dream Pop.

Il semblerait pourtant qu’un certain intérêt perdure pour ces sons amples et évanescents qui survolèrent, sans jamais y tomber, les précipices attirants d’une certaine solennité pompeuse.

Partant du principe que si un mouvement renaît, c’est parce qu’il fut bon un jour. Alors Lowtide est un assez bel objet, dont les puissantes envolées romantiques évoquent à la fois la tiède moiteur vaporeuse d’un renouveau printanier et la froideur limpide, vivifiante, d’un hiver vigoureux…

On a parfois raison d’avoir peur de certains retours de flammes, celui-ci est réjouissant.

Anecdote surprenante, tout comme «Friends Of Alice Ivy» , ils sont jeunes, et de Melbourne. Gèle-t’ il à ce point à pierre fendre dans la ville australe pour qu’elle se sente soudain investie d’un quelconque rôle d’épicentre de retour de vague ?

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