"Madeleines"

{Madeleines} : Jay Jay Johanson

Il y a deux titres qui m’ont marqué exactement au même moment. À une époque je prenais le bateau deux fois par an pour me rendre à Londres depuis la Suède. Le trajet durait 24 heures. Je ne pouvais me permettre un billet d’avion. C’était de la fin des années 80 jusqu’au début des années 90. Les clubs étaient à leur apogée à Londres. L’Acid House avait ouvert des possibilités. Ce mouvement est pour moi le meilleur ayant jamais existé en club. Encore plus que la French Touch. Pourtant j’ai connu les grandes heures du Rex à Paris avec les Daft Punk derrière les platines. Bref le We Call It Aceed de D-Mob me rappelle toujours ces traversées et ce moment où je quittais la Suède pour retrouver une ambiance totalement différente. En parallèle la scène ambiante a explosé car tout le monde avait besoin d’une musique plus relaxante quand l’effet de l’ecstasy commençait à s’estomper. J’avais beaucoup écouté Brian Eno et Harold Budd, mais là c’était quelque chose de différent. Des groupes comme KLF ou The Orb sortaient des titres fantastiques, à la croisée de l’acid et de l’ambiant. Bref, c’est Orinoco Flow d’Enya qui a pris la place de numéro un à D-Mob. À l’époque, Enya était considérée comme une artiste de World Music, mais on entendait ce titre dans les salles Chill Out. Ces deux mouvements ont explosé en même temps et ont pour moi une grande importance. Ces titres d’Enya et de D-Mob sont profondément ancrés dans ma mémoire.

Photos : Alain Bibal

Jay-Jay Johanson a sorti un EP le 30 juin dernier, You’ll Miss Me When I’m Gonec’est à cette occasion que nous l’avons rencontré pour une interview addictive.

Son nouvel album, Bury The Hatchet, sortira en septembre prochain.

Retrouvez ici l'intégralité de notre dossier d'été : Madeleines

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