Chronique Musique

Le monde étrange de Monochrome Set

monochrome
The Monochrome Set/Peter Tainsh2
Écrit par Beachboy

Cela a commencé avec Beautiful Despair, un album d’inédits ou presque, de Television Personalities sorti chez Fire Records et chroniqué ici, cela continue avec le retour de Lawrence et un nouveau disque de Go-Kart Mozart, ainsi que la réédition des chefs d’œuvre de Felt chez Cherry Red records et dont on reparlera très, très vite.
2018 s’annonce donc comme le retour des héros cultes et maudits de ma lointaine jeunesse et une infamie pour mon banquier adoré.

Tapete Records n’est pas en reste, puisque le label basé à Hambourg nous offre sur un plateau les nouveaux albums de Pete Astor et de The Monochrome Set, qui a également le droit à un Boxset 1979-1985 Complete Recordings, c’est mon banquier qui va être content !

Le nouveau disque à l’étrange pochette de Bid et ses amis s’appelle Maisieworld et poursuit le retour en grâce du groupe depuis leur reformation et la sortie de Platinum Coils en 2012.

14ème album en quarante ans de carrière, le groupe n’a pas pris une ride ou presque, il semble même rajeunir (Give Me Your Youth en ouverture) tant cet album sonne frais et joliment bizarre comme à leurs plus belles heures, l’étrange pochette pourrait même faire penser que Bid est retombé en enfance dans un monde parallèle, I Feel Fine (Really), rarement un titre de chanson nous aura fait tant plaisir.

Toujours affublé du fidèle et impeccable Andy Warren, de John Paul Moran et d’un nouveau batteur Mike Urban, le groupe ouvre ses portes à quelque trompettiste, saxophoniste et autre  tromboniste, histoire de rajouter de la folie à la folie. Bienvenue dans le monde de Maisie !

Les 10 chansons de Maisieworld nous offre un Monochrome Set serein, en pleine forme, les guitares se font même très incisives sur les excellents Give Me Your Youth ou Stage Fright.

La voix de Bid est toujours aussi ensorceleuse et emporte vers les sommets du groupe Don’t Wear That Look ou I Feel Fine (Really), classiques instantanés dignes de leurs meilleures chansons.

Ailleurs, The Monochrome Set se lance sur la piste de danse avec classe et les chœurs qui vont bien sur Silence Is Rusty ou réveille le bon côté de la britpop sur le splendide Cyber Son.

The Monochrome Set n’a plus rien à prouver, garde à jamais sa singularité, qui s’exprime aujourd’hui par ces dix chansons toutes belles, aussi étranges qu’évidentes, les vieux fans du groupe comprendront, en espérant que d’autres découvriront ce fascinant groupe.

Maisieworld est disponible depuis le 09 février chez Tapete Records/Differ-Ant

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