
Ora Cogan
Hard Hearted Woman
Sacred Bones Records / Modulor
13 mars 2026
Quelque part entre Jesse Sykes et la PJ Harvey de White Chalk, pas loin de Marissa Nadler ou Neko Case, nous vous proposons de partir à la découverte de la musicienne canadienne Ora Cogan à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Hard Hearted Woman, disponible chez Sacred Bones Records, son tout nouveau label.
Encore trop méconnue, cette Femme Au Coeur Dur, installée à Vancouver n’en est pas à son coup d’essai, puisque c’est tout simplement son 9ème disque, successeur de l’excellent Formless paru en 2023 et la suite d’une discographie débutée en 2006 avec Tatter.
Hard Hearted Woman a été enregistré dans son propre studio perdu au fin fond du Canada, entre lacs et montagnes, lui donnant des faux airs de Twin Peaks, confirmé par la présence de musiciens aussi bien branchés country, pop psychédélique que folk expérimental comme David Parry (Loving) ou Tom Deis.
Le premier morceau, Honey, pose de suite le sujet et l’ambiance : une belle country assez classique, subjuguée par la voix d’Ora Cogan et une fantastique, tout en abordant la dureté de la vie et le monde qui part de travers (ici, les lois anti-trans). The Smoke est à l’identique, des discrets congas, un riff de guitare accrocheur, on aurait tendance à sourire de tant de beauté, alors que le ciel s’assombrit et le jour se fait nuit.
La tension monte en effet sur le sublime Division ou l’effrayant Bury Me, prenant un virage psychédélique qui n’est pas sans rappeler Mazzy Star, dont on retrouvera le versant plus doux du côté d’un magnifique Love You Better. Hard Hearted Woman empile les belles chansons, country folk comme Limits ou ethérées et expérimentales comme Believe In The Devil.
Alors que le disque s’achève sur l’émouvante ballade Too Late, on se dit qu’il n’est pas trop tard pour partir à la découverte d’Ora Cogan, en commençant à réécouter ce magnifique Hard Hearted Woman.



