Musique

Comme un Pharrell dans la nuit

Pharrell live

 

Au pire, un concert de Pharrell Williams, c’est l’assurance de guincher sur une collection de tubes imparables résumant 15 ans de musique populaire américaine, depuis le premier Kelis jusqu’aux récents tubes interplanétaires. Mais enfin, dans ce genre de raoût, on est autorisé à craindre une machine hyper-rodée mais sans âme, venue balancer les bandes et encaisser la monnaie. Des craintes entretenues par le tout début de la seconde date de Pharrell au Zenith, durant lequel la salle, pas aidée par des premières parties oubliables, peine à se réchauffer malgré la classe intemporelle d’un Frontin et l’élégance du Marilyn Monroe de son dernier opus.

Le skater quadra envoie alors la grosse artillerie, se met à bondir partout et fait monter le public sur scène, l’habillage graphique (signé Niark1 et Woodkid, donc très réussi) enrobe le show et le N.E.R.D. Shay Haley vient donner un supplément de patate aux morceaux les plus rock de la soirée (She wants to move, Rockstar). Pharrell n’a plus alors qu’à aligner les Drop it like it’s hot, Hollaback Girl, Blurred Lines, Get Lucky et Happy pour faire trembler la salle de plaisir, avant de lui faire entonner une Marseillaise à la fin de laquelle on jurerait qu’une partie du public, quitte à voter pour un petit énervé, opterait bien pour celui-ci.

 

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5 commentaires

  1. Aussi : le son était bien pourri en début de set, aucune rondeur, que des coups de barres à mine qui claquent les tympans. Bon, on était au fond du bout de l’arrière du Zenith aussi, ça n’aide pas côté balance, peut-être.

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