Chronique Musique

Surf Curse en haut de la vague

Ecrit par Beachboy

J’ai beau avoir quelques années et des milliers de disques au compteur, il m’arrive encore parfois de me prendre une belle petite claque par des jeunots qui balancent leurs premières chansons comme si leur vie en dépendait. C’est le cas aujourd’hui avec Surf Curse, totalement inconnu de ma pomme il y a peu, mais, foi de Beachboy, avec un nom pareil je ne pouvais pas passer à côté !

J‘avoue ne pas connaître grand chose de Surf Curse ; ils sont deux : Jakob Rubbeck (guitares et chant) d’un côté – on lui doit également quelques disques solos sous le pseudo de Casino Hearts, il vient de Reno, dans le Nevada, et n’est donc pas allé bien loin pour chercher son patronyme.

De l’autre côté, Nick Rattigan, chanteur-batteur, lui aussi adepte des projets parallèles, comme Tele/Visions ou Current Joys, qu’on vous conseillera également d’aller dénicher dare-dare, car seul ou en couple, les deux potes ont un sacré talent.

Pour mieux embrouiller les pistes, on précisera qu’ils œuvrent également en tant que Franco Years pour 2 EP sortis en 2013. Continuez comme ça, les gars, faudra pas s’étonner qu’on ne comprenne que dalle à ma chronique et encore, je n’ai pas précisé que tout ça se trouve uniquement dans la jungle Bandcamp, histoire de paumer définitivement l’auditeur curieux et téméraire !

Revenons néanmoins à Surf Curse, qui semble exister depuis 2013, et qui nous offre avec Nothing Yet son deuxième album, après Buds sorti il y a 4 ans, et quelques EP tous plus introuvables les uns que les autres en version physique.

Une guitare, une batterie, des mélodies imparables, Nothing Yet déboule comme un tsunami, 9 titres, 25 minutes pas une seconde de plus, c’est bien simple, on n’avait rien entendu de plus jouissif et frais depuis les premières bombinettes pop de The Drums.

Dès les premières mesures de Christine F, tu rajeunis de 20 ans, tu te revois vautré sur ton canapé avec tes amis tout aussi désœuvrés que toi, imaginant Wynona Ryder pour Girlfriend, matant de vieux Playboy moisis entre deux séances de cassettes vidéos (génial Cronenberg) ou de Playstation. C’est frais, c’est nostalgique (Nostalgia), avec la petite pointe dépressive indispensable dans la voix et les paroles (Christine F ou All Is Lost), histoire de sauter dans tous les sens, mais avec la larme à l’œil, comme il se doit pour tout indie-kid lo-fi.

Dans la grande lignée de la pop indé américaine, de Drop Nineteens aux Strokes, Surf Curse nous propose là un très, très chouette album, pour les jeunes et les moins jeunes, la morgue des petits cons alliée à l’urgence mélodique des petits génies.

Nothing Yet est disponible depuis le 13 janvier chez Danger Collective Records

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