
Upupayãma
Honesty Flowers
Fuzz Club Records
29 mai 2026
Passé sous nos radars à l’occasion de la sortie de Mount Elephant en 2024, dont nous avions sélectionné le formidable Fil Dağı comme son du jour, Upupayāma revient avec Honesty Flowers, un disque maousse costaud débordant de riffs et rythmes psychédéliques.
Upupayāma, c’est le groupe d’un seul homme, musicien multi-instrumentiste italien, de Parme, pour être exact. Il débute sa carrière en 2020 avec un premier album éponyme avant de se faire connaître avec l’excellent The Golden Pond, paru deux ans plus tard.
S’il se fait accompagner de cinq musiciens sur scène, il est seul maitre à bord dans la grange qui lui sert de studio, de l’écriture à la production en passant par l’instrumentation, nous offrant en onze morceaux et 1h10, un voyage musical ébouriffant à travers le monde.
En effet, Upupayāma n’est pas chez Fuzz Club Records, l’incontournable label londonien de rock psychédélique pour rien, mais ici, il traverse les frontières et les genres. Funk, Heavy Metal, Acid-folk, tout y passe à coups de riffs de guitares diaboliques et de percussions hypnotiques.
Batteries, congas et djembé sont en effet au cœur d’Honesty Flowers, et ce, dès l’excellent morceau d’ouverture Fliiim / Laliīmph, qui nous embarque dans une transe frénétique et enivrante. De sa montagne italienne, c’est le cœur de l’Afrique qui bat (Yuya), on s’enfonce dans la forêt vierge au son de Mystery Chords of Memory, on se projette dans un mystérieux Japon en écoutant Mokushō.
La voix n’est qu’un instrument de plus pour Upupayāma, pourtant, à peine audible et noyée sous les effets, elle embellit encore plus ce Honesty Flowers, sur de superbes pièces comme Gilded Meditations ou Baobab. Quand s’éteignent tout en douceur les dernières lumières de Morning Temple, on a du mal à se remettre ce voyage étonnant et déroutant, la seule solution qui s’offre à nous est de nous replonger dans les méandres de notre rocker psychédélique italien préféré !



