Addict CultureAddict Culture
Font ResizerAa
  • Accueil
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Nos Playlists
    • Interviews
    • Addict Report
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • À l’est du nouveau
    • Littérature Jeunesse
    • Brèves de lecture
    • Lampes de poche
    • Rencontres
    • BD
    • Poésie
    • Documents
      • Biographies
    • Les prix littéraires
  • Jeux de Société
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • Écrans
  • La vie d’Addict-Culture
    • Newsletter
    • Contact
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Devenir rédacteur ?
    • Pourquoi Addict-Culture ?
Font ResizerAa
Addict CultureAddict Culture
Recherche
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Brèves de Platine
    • Nos Playlists
    • Addict Report
    • Interviews
    • Jour de reprise
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • Littérature Jeunesse
    • BD
    • Documents
    • Rencontres
    • Les prix littéraires
    • Poésie
    • Revues
  • Jeux de Société
  • Écrans
    • Séries
    • Cinéma
    • Interviews
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • La vie d’Addict-Culture
  • Informations
    • Pourquoi Addict-Culture ?
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Contact
    • Devenir rédacteur ?
    • Newsletter
    • Politique de confidentialité – RGPD
Chroniques MusiqueMusique

Bing(o)

Eric Aussudre
Par
Eric Aussudre
Publié le 1 février 2015
6 min de lecture

Seasons

Les vieux, même et surtout s’ils sont morts, ont souvent la côte. Au prix parfois d’une partielle amnésie. On ne veut retenir de Johnny Cash que sa posture rebelle et ses derniers disques cathartiques. On oublie volontiers ses prises de positions très républicaines et ses albums nashvilliens. Burt Bacharach (oui, je sais, il n’est pas mort) fut et reste encore un mot de passe pour les adeptes (auxquels j’appartiens) d’une pop sophistiquée et intemporelle. On préfère passer un voile pudique sur sa collaboration avec Christopher Cross ou les albums tardifs de Dionne Warwick.

Et puis il y a vieux vraiment morts, ceux qu’on n’écoute plus ou alors par mégarde, ceux qui ne dépassent pas les dix likes sur Sens critique. Ils s’appellent Richard Anthony, P.J Proby, Rick Nelson ou Perry Como. Ils n’ont pas forcément démérité mais les panthéons ont une place limitée et la mémoire est sélective. Trop gros, pas assez typés ou trop outrés, trop policés ou dans l’ombre d’autres plus avenants qu’eux , ils sont au purgatoire de la crédibilité. Dans ce purgatoire, on peut aussi inclure Bing Crosby.

Quand j’ai eu l’âge de m’intéresser un tant soit peu à la musique populaire, il était déjà vieux, très vieux. Plus vieux même que le plus vieux de mes grands-pères. Et puis il est mort. Deux mois après Elvis. Et moi, je n’avais d’oreilles que pour le King. Certains meurent d’overdose, d’autres électrocutés sur scène. D’autres encore noyés dans leur vomi ou d’un coma éthylique. Bing est mort en jouant au golf. Il ne faut pas s’étonner après cela que la postérité ait été ingrate avec lui, lui qui, pendant vingt ans disons entre 1934 et 1954, aura incarné l’artiste préféré des Américains, l’équivalent d’Eisenhower mais derrière un micro. Avant le Chairman, avant le Kid de Tupelo.

Je n’ai pas le souvenir d’avoir jamais entendu quiconque citer Bing Crosby comme un modèle artistique majeur. Du moins pas par quelqu’un né après 1940. Et dieu sait pourtant que j’en ai lu de la prose musicale. Pourtant, Bing était loin d’être un manchot. Un timbre de baryton, chaud et intime, parfaitement adapté aux nouvelles possibilités offertes par le microphone. Une voix apaisante qui pouvait se faire grave et concernée avec ce rien de guindé qui le différencie immédiatement de la concurrence (Astaire ou Sinatra). Sa versatilité était notoire et il a abordé quasiment tous les genres pré-rock’n’roll : Jazz, ballades hawaïennes, irlandaises, chansons de western, blues, country et naturellement crooning. Ni rebelle, ni anticonformiste, Bing Crosby n’avait que sa voix pour échapper à l’infamie de l’oubli. Aussi immense fut-elle, elle n’a hélas pas suffi. Et si on le cite encore distraitement, c’est pour son duo tardif avec David Bowie ou les wagons de White Christmas vendus.

Peu de temps avant de mourir (sa sortie sera d’ailleurs posthume), Bing enregistrait à Londres un disque profondément rétrospectif, à mille lieues des énergumènes se pavanant sur la Tamise en costumes chamarrés. Disque thématique, Seasons, comme son nom l’indique, s’attache au temps qui passe, aux rituels périodiques (les averses d’avril, les ballades en traîneau hivernales) et à la jeunesse enfuie. Le répertoire est composé de vieux standards remis au goût du jour et de succès contemporains adaptés pour Bing. La pochette en dit long sur la pertinence de l’album en pleine tourmente punk. Avec sa veste pied de poule, son foulard noué autour du cou et son bob de golfeur, l’affaire est déjà entendue : on n’est pas ici pour plaire aux jeunes. Moins de 50 ans s’abstenir.

Et si c’était justement ce qui, près de 50 ans après, plaisait le plus. Ce refus de se mettre à la page, ce pied de nez aux diktats de la mode. C’est tellement passé (et ça devait déjà l’être au moment de sa sortie) que ça en devient grandiose. Hélas, hélas, hélas, les arrangements et certaines compositions ne sont pas à la hauteur de l’entreprise.

A force d’user de saccharine, le diabète guette (les choeurs de June is bustin’ out all over, les clochettes de Sleigh Ride) et l’évidence s’impose : l’arrangeur Ken Barnes n’est ni Gordon Jenkins, ni Nelson Riddle et Seasons ne sera donc pas l’équivalent pour Bing de ce que She Shot me down sera pour Frank : un chant du cygne.

Par trois fois cependant, la magie opère encore : sur Seasons (avec ses faux-airs de My Way), sur September song où la qualité de la composition impose une vraie tenue orchestrale et où la voix de Bing fait des prodiges (on se pince pour croire qu’il avait 74 ans au moment de l’enregistrement) et surtout sur Yesterday When I Was Young où Bing transfigure la mélancolie de la chanson d’Aznavour et en fait un formidable adieu à la vie.

 

EtiquettesalbumarticleBing CrosbyBurt BacharachchroniquechroniqueurcritiquecultureDavid BowieDionne WarwickElvis Presleyeric aussudrefacebookFrank Sinatrafred astaireGordon JenkinsKen BarnesNelson RiddleP.J Probyperry ComoRichard AnthonyRick Nelsonspotify
Partager cet article
Facebook Pinterest Whatsapp Whatsapp Email Copier le lien Imprimer
Un commentaire Un commentaire
  • Christophe dit :
    9 février 2015 à 10 h 35 min

    une autre raison de se souvenir de Bing: les deux films de Leo McCarey dont le pur chef d’oeuvre qu’est La route semée d’étoiles

    Répondre

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le son du jour

Cass McCombs
Cass McCombs – Seeing The Elephant
Beachboy
Par
Beachboy
13 avril 2026

Annonce

La playlist du moment

Playlist hiver
Playlist du printemps 2026 #01
Lilie Del Sol
Par
Lilie Del Sol
10 avril 2026

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

facebook
Facebook
youtube
Youtube
instagram
Instagram
spotify
Spotify
deezer
Deezer

Mort à la Poésie - Le podcast

Épisode 119 : Marie HL
Barz
Par
Barz
18 janvier 2025

Addict-Culture a besoin de vous !

Avez-vous lu ?

Genius Square
Genius Square, le Tetris sur un plateau
Jeux de Société
La Route du Rock Hiver
La Route Du Rock Hiver 2026, et de 20 !
Addict Report
Pokett
Pokett, et de cinq(s) !
Brèves de Platine
Ape Amp
Ape Amp – Worse
Le son du jour

Étiquettes

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2023 2024 2025 Actes sud Actu actualité album album 2015 article automne automne2023 automne2024 automne2025 automne 2025 bandcamp bande dessinée Barz Diskiant BD beachboy chronique chroniqueur cinema concert critique culture David Bowie deezer del Differ-ant dominique a electro facebook festival Fire Records folk gallimard hiver interview lectures à voix haute le parisien libraire librairie lilie littérature livre livres Modulor music musique Nantes new music newmusic nouveautés musique nouvel album novembre novembre 2025 octobre octobre 2025 paris pias playlist podcast poem poetry pop poème Poésie presse printemps printemps2024 printemps2025 rentree rentrée 2023 rentrée2024 rentrée 2024 rentrée 2025 rentrée2025 rentrée Littéraire rock roman septembre2025 septembre 2025 single sol spotify spring2024 spring2025 summer summer2025 Tout un poème twitter winter youtube

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Sur le même thème

Chroniques MusiqueMusique

Orouni aux Trois Baudets !

21 novembre 2014
playlist
Nos Playlists

Playlist Novembre #03

23 novembre 2018
Utopiales 2019
Addict ReportBDCinémaExpositionsLes prix littérairesLittérature EtrangèreLittérature Francophone

Addict aux Utopiales 2019 : on décode pour vous l’essentiel du festival !

6 novembre 2019
Jim O'Rourke
Le son du jour

Jim O’Rourke – A Man’s Mind Will Play Tricks On Him

16 mai 2023

Informations

  • Pourquoi Addict-Culture ?
  • Soutenez Addict-Culture !
  • La Team
  • Devenir rédacteur
  • Contact
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité – RGPD

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Instagram

❤️ BAM ❤️: L'ex Labradford Mark Nelson signe avec ❤️ BAM ❤️: L'ex Labradford Mark Nelson signe avec ce splendide "Fly The Ocean In A Silverplane", un des sommets de Pan American, bien sûr disponible chez Kranky.
👉 @markpanamerican @krankyltd 
.
.
#panamerican #flytheoceaninasilverplane #kranly #music #musicaddict #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/pan-american-fly-the-ocean-in-a-silver-plane-kranky-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Cass McCombs - Seeing The Ele 🎧 Le son du jour 🎧 : Cass McCombs - Seeing The Elephant
👉 @cassmccombs @dominorecordsfr 
 .
.
#CassMcCombs #SeeingTheElephant #worryangel #partisanrecords #partisan #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/cass-mccombs-seeing-the-elephant/
💜 BAM 💜: MEMORIALS revient, toujours chez Fire Rec 💜 BAM 💜: MEMORIALS revient, toujours chez Fire Records, avec l'excellent "All Clouds Bring Not Rain", superbe nouvel album entre krautrock, pop et folk !

👉 @memorialsmusic @fire_records @marion_seury
.
.
#memorials  #allcloudsbringnotrain #firerecords #music #musicaddict #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/memorials-all-clouds-bring-not-rain-fire-records-2026/
🎲✨ BAM 🎲✨ : Vous êtes orthophoniste, éducateur, ps 🎲✨ BAM 🎲✨ : Vous êtes orthophoniste, éducateur, psychologue ou tout simplement parent, et vous êtes à la recherche de jeux pour libérer la parole d'un enfant ? Cette sélection de quatre jeux pourrait vous offrir quelques précieux supports !
👉 @tailemi_games @blamedition @totemteam @crackgames_fr
 @cesco_addict

 #totem #dimoi #tailemi #crackstory #yaquastudio #mozaik #blam #jeuxdesociete #boardgames #games #play #jeux 

📎 https://addict-culture.com/quatre-jeux-totem-dimoi-crackstory-mozaik/
🎧 Le son du jour 🎧 : Cheap Teen - City 👉 @cheap_t 🎧 Le son du jour 🎧 : Cheap Teen - City
👉  @cheap_teen @howlinbananarecords @bloody_drop_rec
.
.
#cheapteen #city #howlinbananarecords #bloodydroprecords #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/cheap-teen-city/
💜 BAM 💜: Traversé par l'ambivalence de la mort et 💜 BAM 💜: Traversé par l'ambivalence de la mort et de la vie, The Twilight Sad revient en force avec un sixième album aux effets puissants !
👉 @thetwilightsad  @rockactionrecs @boogiedrugstore
.
.
 #thetwilightsad #itsthelonggoddbye #rockactionrecords #boogiedrugstore #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/the-twilight-sad-its-the-long-goodbye-rockactionrecords-2026/
❤️ BAM ❤️: Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur t ❤️ BAM ❤️: Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur trois bandes dessinées d'auteurs aussi reconnus que Kris, Etienne Davodeau et Emmanuel Lepage dont le point commun est de vous amener vers des territoires qui, pour des raisons diverses, sont obscurs. Maladie dégénérative, exploration d'un continent méconnu et répression dans le cinéma érotique sont ainsi au programme.
👉 @futuropolis @editionsalbinmichel @etiennedavodeau  @emmanuel.lepage @krisauteurbd @cesco_addict
.

📎https://addict-culture.com/3-bds-pour-explorer-des-contrees-obscures/
🎧 Le son du jour 🎧 : Ape Amp - Worse 👉 @ape.amp @f 🎧 Le son du jour 🎧 : Ape Amp - Worse
👉 @ape.amp @flippinfreaks
.
.
#apeamp #worse #flippinfreaks  #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/ape-amp-worse/
💜 BAM 💜 : The Orielles réalisent leur meilleur alb 💜 BAM 💜 : The Orielles réalisent leur meilleur album avec "Only You left", leur quatrième disque chez Heavenly recordings / PIAS
👉 @theorielles  @heavenlyrecordings @pias_france
.
.
#theorielles #onlyyouleft #heavenlyrecordings #pias #musique #indielabel #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/the-orielles-only-you-left-heavenly-recordings-pias-2026/
Suivez-nous sur Instagram

Facebook

Tous droits réservés -Mentions légales et Politique de confidentialité. - Addict-Culture 2023

Ne ratez plus nos publications !
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir toutes les infos d'Addict-Culture !
loader

musique
litterature
tout addict

J'accepte la politique de confidentialité*
Environ 1 publication par mois. pas de spam, désinscription à tout moment
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?