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Blank Realm s’éclate au paradis

Blank Realm - Illegals In Heaven

Blank Realm est un groupe australien, de Brisbane exactement. On pourrait même dire que c’est une famille puisque papa et maman Spencer nous ont fait 3 rejetons, 2 gars, une fille soit Luke, Daniel et Sarah qui décidèrent d’investir le garage familial pour faire du rock’n’roll. Monsieur et Madame Spencer ayant décidé de s’arrêter là, ils furent bien obligés de faire appel à Luke Walsh pour tenir la guitare, vu que ce n’est pas facile d’être un quatuor à trois… ainsi naquit Blank Realm en 2004.

Si le groupe a déjà un paquet de disques au compteur, c’est seulement depuis Go Easy en 2012 et surtout Grassed Inn l’année dernière qu’on découvrit cette fine équipe réputée pour des prestations scéniques impressionnantes (A l’Espace B, le 14 septembre pour les parisiens !).

Illegals In Heaven devrait convaincre tout le monde de la qualité de leur rock psychédélique joliment foutraque et diaboliquement efficace. Produit par Lawrence English, l’album est encore plus jouissif que leurs précédents efforts, changeant de styles comme de chemises, entre noise rock, punk blues et pop.

A l’image du couple de la jolie pochette, ça déboule tout de suite à fond  avec le tendu et sec No Views, les synthés de Sarah apportant néanmoins une touche de légèreté qui rend le morceau fort sympathique. Rivers Of Longing rappelle les morceaux les plus pop de Wire ou The Cure, ça pétille, c’est frais et ça a tout du petit tube indé irrésistible en live.

Blank Realm ralentit parfois le tempo pour de jolies ballades dylaniennes teintées de blues  comme Cruel Night ou Dream Date mais on les préfère encore bien excités comme des petits Devo sur Costume Drama ou pop comme le superbe Flowers In Mind, qui, lui, rappelle les grands frères australiens The Go-Betweens ou The Triffids.

Le groupe assume toutes ses influences (on aurait pu aussi citer Yo La Tengo ou Felt), ça part parfois dans tous les sens mais la fraicheur des compos et une énergie inépuisable emporte le morceau. L’apothéose sonique du Too Late Now finit de nous convaincre qu’on vient d’écouter un fichu bon disque et qu’il n’est pas trop tard pour le remettre sur la platine maintenant.

Illegals In Heaven disponible chez Fire Records le 04 septembre.

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