Chronique Musique Interviews

Bumpkin Island , saveurs « maison »

Écrit par Ivlo Dark

Bumpkin Island - Home Work #1
L’épicurisme … La recherche exclusive du plaisir !

Je suis de ceux qui préfèrent les saveurs du marché aux grandes surfaces bondées et aux produits aseptisés… De ceux qui opteront pour un disquaire indépendant plutôt qu’un mégastore sans valeur ajoutée.

 Ce disquaire-là, il est briochin et il vient de souffler ses deux bougies. Dandy Rock Le Shop, lieu convivial qui nous propose un large choix de vinyles (mais pas seulement) et dont la vocation à promouvoir les autoproductions s’étend à l’organisation d’événements musicaux.
En cette nuit grisâtre de fin Novembre, c’est un programme riche en son qui nous attend pour ce deuxième anniversaire.

Parmi les invités, les Bumpkin Island venus promouvoir leur EP Home Work #1. L’occasion alors de redécouvrir l’univers fantasmagorique du groupe rennais. Les sémillantes hostilités commencent avec le tout nouveau Until We Grow Up. On oscille entre une féérie légère et des envolées gonflées par une bonne dose d’adrénaline. Le concert se déroule dans l’enceinte du Fût Chantant, le sympathique bar qui juxtapose l’échoppe pleine de disques. L’affluence est au niveau de la prestation du groupe : Imposante et généreuse !

Une setlist faisant habilement le yoyo entre les « anciens » et les nouveaux. Cohérence d’une musique raffinée et dynamique. On ferme les yeux, bercé par un chant qui nous transporte. C’est Ellie (également membre du collectif Mermonte) qui, derrière ses claviers, voit les cinq garçons lui répondre à l’unisson. L’exécution est en mode crescendo, les titres s’enchaînent sur des strates progressives avant un final contaminant l’auditoire qui forcément en redemande. Mention spéciale pour Alone, titre issu de leur premier album me rappelant non sans mal l’ambivalence fusionnelle de certaines inspirations mélodiques et bruitistes remarquables. Cold Blood (un des trois titres du nouvel EP) est un véritable condensé de furie en mode free jazz : Jubilatoire !

Rappels puis clap de fin et donc le moment de goûter aux bières (forcément bretonnes) avant d’échanger avec trois des protagonistes de la soirée.

 

Bumpkin-Island

 

L’EP Home Work #1 dont la sortie est annoncée au 22 Décembre, est-il un préambule à l’élaboration d’un futur album ?

Thibault : En réalité on ne s’impose pas trop de règles. Notre souhait est de sortir des séries d’EP avec une certaine régularité.
Ellie : Les titres que nous présentons sont dans l’esprit « fait à la maison ». On est plus dans l’humeur du moment. Il faut dire que notre son évolue constamment, ce qui explique aussi pourquoi le groupe est passé de neuf à six membres. On désire faire connaitre nos nouvelles compositions au public sans pour autant se fixer d’autres objectifs.
Thibault : En fait, le format EP nous plait car il apporte plus de liberté. Sortir un album est plus difficile car il faut songer aux titres, l’ordre et toutes ces choses contraignantes.
Clément : Home Work #1 a été enregistré dans l’esprit du live. Ce que l’on voulait c’est mettre en exergue l’énergie de nos concerts.

Comment le groupe fonctionne en matière d’écriture ?

Thibault : Il n’y a pas vraiment de choses définies. Pour les derniers morceaux, c’est Ellie qui est venue nous suggérer ses idées.
Ellie : C’est assez simple, on s’organise en atelier. C’est un vrai travail de groupe. Moi, par exemple, je serai incapable d’écrire la partie de trompette (rires) … C’est comme ça que les chansons se forment : Chacun apporte sa contribution aux différentes compositions.

Quel est votre ressenti après la prestation de ce soir ?

Ellie : On était très content de rejouer à Saint Brieuc, surtout que je suis originaire d’ici. C’est l’occasion aussi de revoir des amis et ma famille qui est également venue nous voir.
Clément : C’était vraiment une belle ambiance ! Un plaisir et le moyen aussi de remercier Alban (N.D.A : Le responsable du Dandy Rock Le Shop, instigateur du concert) qui nous soutient depuis longtemps et qui nous a permis de sortir en 2013 notre premier album Ten Thousand Nights. C’est une chance d’ailleurs dans une ville comme ici de bénéficier d’un disquaire indépendant aussi bien achalandé.
Ellie : Ce qui était bien ce soir, c’était d’être au même niveau que le public. Etre avec les gens, en contact direct et même d’être invité à danser …

Thibault : Revenir à Saint Brieuc nous rappelle aussi notre concert au festival Art Rock en 2011 lorsque nous étions neuf sur scène. Un excellent souvenir ! Ce soir c’était encore un autre challenge vis-à-vis de la musique et c’est ce qui nous plait …

En attendant, ne boudons pas notre plaisir. Le Ep Homework #1 est disponible depuis le 27 octobre chez les Disques Normal et enfin en écoute sur Spotify.

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