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Quand vient la fin de l’été…

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Eh non, je ne suis pas ici pour vous parler de Derniers Baisers de Laurent Voulzy, ni vous faire l’apologie de la rentrée (bah oui, chaque année c’est comme ça, il faut s’y faire !). Je vais plutôt vous parler d’un petit bijou sorti en mai 2014 aux Éditions Rue de Sèvres : Cet été-là de Jillian Tamaki et Mariko Tamaki.

Comme tous les ans, Rose et ses parents se rendent dans leur maisonnette en bois à Awago Beach pour y passer les grandes-vacances. Ici, Rose se laisse vivre doucement, profitant du beau temps, de la plage et de l’odeur des arbres et surtout de Windy, son amie de vacances. Les retrouvailles sont chaleureuses et les deux jeunes filles profitent de la liberté que leur laissent les adultes pour nager, se balader, aller au Brewsters, seul commerce d’Awago, pour y louer des films d’horreur et acheter des bonbons. Mais cet été-là est différent…

Cet été-là page18

Ce « petit » pavé de 320 pages nous ramène à nos propres souvenirs de préadolescence, à nos étés passés avec nos parents, où l’insouciance de l’enfance était encore là, et où les questionnements du passage à l’âge adulte commençaient à pointer doucement le bout de leur nez… Et c’est exactement ça que le trait presque enfantin de Jillian et le scénario réaliste de Mariko nous décrivent.

La relation entre Rose et sa mère est difficile, entachée par la distance que l’adulte met entre elle et le reste de la famille sans que Rose comprenne pourquoi. Celle-ci vogue doucement entre l’envie de rester une enfant et s’amuser, et le désir naissant d’être considérée comme une jeune fille. Ainsi les différentes thématiques – la transformation du corps, la séduction, la jalousie, l’amitié – sont abordées avec douceur et pudeur. Il n’y a pas d’action à proprement parler dans cette BD. Le temps s’écoule doucement, au gré des vagues.

A la fin de l’ouvrage, on a l’impression d’avoir passé nos vacances avec Rose et Windy. Vivement l’été prochain !

cet été-là balançoire

 

Cet été-là, Jillian Tamaki et Mariko Tamaki, Éditions Rue de Sèvres.

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3 commentaires

  1. En feuilletant, ça a un petit air de Blankets (dont l’auteur dit du plus grand bien de cet été-là).

    Les vacances d’ados en été, c’est aussi des moments de langueur, voire d’ennui, du coup les longueurs seraient en adéquation avec le propos, non ?

  2. En effet il y a quelques longueurs, mais elles s’intègrent plutôt bien dans l’histoire… Certaines pages ne comportent qu’une case, très grande. Il n’y a pas non plus trop de texte. En fait, ça passe plutôt vite. Et effectivement elles sont tout à fait en relation avec le propos.

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