Chronique Musique

Cloud Nothings maturité bruyante et brillante

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]I[/mks_dropcap]l suffit de quelques notes de piano en amorce de Life Without Sound pour plonger le fougueux auditeur dans le doute le plus profond : Cloud nothings auraient-ils perdu toute leur énergie ? Un quatrième album est-il forcément celui de la maturité ? Peut-on avoir plus de 25 ans et encore faire de bons disques ? T’en a encore beaucoup de questions comme ça ????

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]L[/mks_dropcap]’écoute intégrale du nouvel album  du désormais quatuor de Cleveland confirmera cette première impression, Cloud Nothings délaisse quelque peu son noise rock survitaminé pour un rock indé plus classique, sur les traces d’un Modest Mouse ou d’un Death Cab For Cutie.

La présence derrière les platines de John Goodmanson, producteur entre autres de Sleater Kinney et de la clique de Ben Gibbard n’est sûrement pas innocente à l’évolution du son du groupe, même si Cloud Nothings reste avant tout le projet unique de Dylan Baldi. Paroles, musique, chant, guitares…le petit génie à lunettes est à la baguette, entouré de ses fidèles et impeccables TJ Duke à la basse et Jayson Gerycz, toujours aussi impressionnant derrière sa batterie.

La nouveauté concernant le line-up est l’intégration pour la première fois sur disque du guitariste Chris Brown qui les accompagnait depuis quelques temps sur scène, ce qui renforce le sentiment de cohésion et de densité de ce Life Without Sound.

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]N[/mks_dropcap]otre sympathique et excentrique Dylan Baldi, ayant célébré son premier quart de siècle, semble déjà se poser et faire le bilan de son passé et son présent et décrit cette vie sans son comme sa version de la musique New Age.

Ses fans habitués à ses petites bombes grunge-punk suent déjà à grosses gouttes et seront sûrement prêts à lâcher l’affaire dès l’écoute des mélodies simples et directes enrobées de grosses guitares que sont Up To The Surface ou Modern Act, pourtant d’une efficacité imparable.

On pense même à Weezer de la grande époque sur les rondement menés Internal World ou Things Are Right With You. Il faut attendre les 2 derniers titres, Strange Year et Realize My Fate pour retrouver le Cloud Nothings noir et fougueux de Attack On Memory ou Here And Nowhere Else, sur lesquels Dylan Baldi maltraite avec gourmandise ses cordes vocales.

C’est en effet un enseignement de Life Without Sound, outre un son plus clair et épuré, c’est que Baldi et capable de mettre en avant sa voix bien plus distinctement qu’à l’accoutumée, apportant ainsi une émotion subtile sur des compos majestueusement soutenues par un couple basse-batterie toujours aussi impressionnant.

Moins immédiat que ses furieux prédécesseurs, Life Without A Sound n’en est pas moins un remarquable album et fait rentrer Cloud Nothings dans une nouvelle dimension annonciatrice d’un groupe définitivement à suivre, l’un des tous meilleurs de sa génération.

la nouvelle galette de Cloud Nothings est disponible depuis le 27 janvier chez Wichita Recordings/PIAS COOP.

 

 

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