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« Le mandarin » d’Eça de Queiroz

En cette période de préparatifs des fêtes de fin d’année nous vous proposons, comme l’année dernière, de retrouver nos conseils de cadeaux de Noël ! Et parce que la littérature n’a pas d’âge il sera question ici d’ouvrages de tout temps !
Retrouvez l’ensemble de nos conseils ici

 

Le mandarin est la troisième édition de l’œuvre d’Eça de Queiroz aux éditions Chandeigne qui comptent déjà Les Maia (traduit par Paul Teyssier) et Le cousin Bazillo (traduit par Lucette Petit). Ce texte est moins important en nombre de pages mais il représente la grande inventivité de Queiroz considéré par José Luis Borges comme « l’un des plus grands écrivains de tous les temps ».

On suit dans Le mandarin un homme nommé Teodoro qui vivote avec un salaire moyen de fonctionnaire lorsqu’un homme coiffé d’un haut de forme lui apparaît. Cet être diabolique l’incite à faire résonner une clochette pour que cette action tue un vieux mandarin et le rende riche. Teodoro s’exécute et devient donc très riche. Mais un malheur le rattrape dans la vision cauchemardesque du mandarin mort tenant son cerf-volant. Il devra alors prendre des décisions pour s’en sortir.

Eça de Queiroz, précurseur du réalisme au Portugal, s’illustre dans une nouvelle « fantaisiste et fantastique » écrit-il lui-même. La présence du diable et du fantôme du mandarin sont dans ce domaine mais l’objectif de critique sociale qu’ont ces autres œuvres réalistes demeure. L’écrivain reprend littéralement le thème en vogue du « bouton du mandarin » attribué à Jean-Jacques Rousseau par Balzac dans Le Père Goriot.

Il faut savourer ce texte qui place l’individu face à la perdition de l’enrichissement facile. L’écriture subtilement traduite par Michèle Giudecelli illustre les liens de l’écrivain à son art. Décisif pour la littérature portugaise, Eça de Queiroz peut être ainsi découvert ou redécouvert. Lire ce texte donnera sans doute l’envie d’ouvrir ses autres livres. Les éditions Chandeigne continuent de le rééditer avec le 7 février prochain la parution de 202 Champs-Elysées.

Le mandarin d’Eça de Queiroz
Traduit par Michèle Giudecelli, écrit en 1880, paru le 18 octobre 2018 aux éditions Chandeigne

 

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