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« Constellation(s) » de Serge Annequin : Gian dans les étoiles

De la poésie, du merveilleux et de la mécanique quantique. Étrange cocktail que celui proposé par Serge Annequin dans Constellation(s), paru aux Éditions Paquet. Doté qui plus est d’une intrigue policière à laquelle est mêlé le jeune Gian, le tout ne manque ni de charme ni d’intérêt.

Pays des Mourres, région de Forcalquier. Au détour d’un chemin quittant la départementale, il n’est pas rare de se perdre et de tomber nez à nez avec des objets à l’histoire singulière. Un clocher foudroyé posé au milieu d’un champ, par exemple. Ou un mobil-home abandonné aux quatre vents.

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Habilement dessiné ou suggéré et pouvant prendre place sur de pleines pages, ce paysage est celui dans lequel aime se perdre Gian, adolescent passionné de photographie qui passe chacun de ses étés auprès de son oncle Bruno et de sa famille de « romanichels ». Ça le change du foyer où il a dû poser ses pénates.

Un matin, les gendarmes débarquent. Ils cherchent une fille disparue dans la nuit. Luna Gandefour est âgée de 22 ans. Cheveux courts, 1m71, allure sportive. Elle arrivait des Etats-Unis. Mais elle s’est volatilisée.

C’est alors qu’en visionnant ses photos, Gian découvre trois clichés troublants dont il n’a aucun souvenir. Mais ils pourraient bien être liés à la disparition de la jeune touriste. En attendant d’assembler les pièces du puzzle, une chose le préoccupe particulièrement : son avant-bras gauche, moucheté de points reliés les uns aux autres, ne cesse de le démanger.

Tandis que l’enquête se poursuit, Gian fait la connaissance d’Arlette, l’une des meilleures guérisseuses de la région. Hypnose, relaxation… La « sorcière », comme on l’appelle dans le coin, va réussir à ouvrir la mémoire et l’esprit du jeune garçon…

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Entre une vision rassurante de la réalité et la projection de tous les possibles, Constellation(s) nous invite « à sortir de la caverne » pour se faire à l’idée qu’une intelligence protéiforme se mêle à tous nos faits et gestes.

C’est en tout cas le fil rouge de l’œuvre de Serge Annequin (Horlà 2.0), qui préfère la subtilité d’une illusion à la représentation de petits hommes verts !

 


Constellation(s) de Serge Annequin

Éditions Paquet, août 2020

 

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Image bandeau : Extrait de la couverture

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