BD

Femme courage dans les « Couleurs de l’incendie »

Au-revoir là-haut, le best-seller de Pierre Lemaitre, connaît une suite avec Couleurs de l’incendie. Ce roman a été adapté en bande-dessinée par Christian De Metter (Terre gâtée, Nobody), portraitiste hors-pair et metteur en scène précieux du 9e art. Édité chez Rue de Sèvres, l’ouvrage compte près de 170 planches retraçant le destin et les desseins de Madeleine Péricourt. Prenant et poignant.

Divorcée et mère d’un garçon prénommé Paul, qui fait son admiration autant qu’il faisait celle de son grand-père, Madeleine Péricourt est une femme meurtrie par la vie. Le jour où nous la découvrons, elle assiste aux obsèques de son père. Quelques minutes plus tard, son fils se jette dans le vide. Il s’en sort avec des séquelles et ne pourra plus jamais marcher.


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couleurs de l'incendie
Couleurs de l’incendie / Christian De Metter / Éditions Rue de Sèvres
 
 
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Couleurs de l’incendie / Christian De Metter / Éditions Rue de Sèvres

Couleurs de l’incendie / Christian De Metter / Éditions Rue de Sèvres
Couleurs de l’incendie / Christian De Metter / Éditions Rue de Sèvres
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Couleurs de l’incendie / Christian De Metter / Éditions Rue de Sèvres
 
Couleurs de l’incendie / Christian De Metter / Éditions Rue de Sèvres

    Que s’est-il passé ? Et comment expliquer qu’ensuite, à la veille de la crise de 1929, la fortune de Madeleine se soit à ce point volatilisée ? Assurément, elle a eu tort de faire confiance à son entourage, au premier rang duquel figurent la jeune et charmante Léonce, qui l’assiste dans toutes ses tâches, et Gustave Joubert, prétendant éconduit et fondé de pouvoir de la banque Péricourt.

    Quand l’oncle de Madeleine – dont la conduite inconvenante n’a d’égale que sa soif de pouvoir – va s’en mêler aussi, la coupe va rapidement se révéler pleine.

    Franchement, le scénario est tout à fait intéressant, se jouant des personnages. Christian De Metter nous les présente manipulateurs, retors et cachottiers. Voilà pour la première partie de la BD, qui voit Madeleine descendre au fond du trou.

    Quant à la seconde, elle nous offre un malin plaisir de les voir à leur tour se faire prendre au piège, jusqu’au dénouement final, synonyme de justice et d’un peu d’espoir.

    À force de clairs-obscurs et de dessins au trait acéré, l’ambiance qui se dégage de Couleurs de l’incendie se révèle crépusculaire. Une belle réussite de lecture, tout autant qu’un plaisir non dissimulé d’admirer ce roman très graphique.


     

    Couleurs de l’incendie de Christian De Metter

    Éditions Rue de Sèvres – 2 janvier 2020

     

     

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    Image à la une : Couleurs de l’incendie / Christian De Metter / Éditions Rue de Sèvres

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