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Damon Albarn, Damon par Albarn

Ecrit par Bucky Bleishirt

Damon Albarn Everyday Robots

 

Jusqu’alors multiple, Damon Albarn a livré en avril dernier une production personnelle marquée du sceau de son incommensurable classe.

En théorie, les personnes saines d’esprit, à la lecture de cette introduction, n’auront pas besoin de lire le reste de cette chronique pour se convaincre d’écouter et apprécier Everyday Robots. Comme notre lectorat est essentiellement composé d’individus plein de bon sens et parfaitement équilibrés, ma mission s’arrête là, je vous souhaite bien le bonsoir.

Après mûre réflexion, c’est avec grand plaisir que je vais poursuivre ma chronique, à peine influencé par les « encouragements » de la régente de ces lieux , jugeant ma chronique un poil légère. Je cite : « un travail de fieffé branleur, je vais te fumer si tu ne te sors pas les doigts ».

Everyday Robots tient de la soul, de la pop. Du génie, évidemment. Damon Albarn, passionnante tête chercheuse, hyper sexy selon ma tendre et douce, a fait de cet album personnel un merveilleux condensé de ces 25 années de créations musicales : Blur, Gorillaz, The Good, The Bad and The Queen, Rocket Juice & The Moon, Mali Music, etc.

Projet personnel car Everyday Robots, plus qu’un album de Damon Albarn est un album sur Damon Albarn, créé à partir de souvenirs d’enfance, de souvenirs de vie aux multiples expériences, une sorte de coup d’oeil dans le rétro, à 45 piges. Humain, intimiste, sincère, poétique.

Rares sont les albums aussi intenses et accomplis : aucun titre n’est superficiel, chacun trouve parfaitement sa place. Les mélodies addictives et/ou subtiles sont servies par des arrangements minimalistes mais ô combien essentiels, contribuant à donner une couleur si singulière à Everyday Robots.

Un album authentique, de par ses textes et ses samples : Hollow Ponds en est la parfaite illustration puisqu’il est autobiographique et utilise les sons du métro de Leytonstone Station, quartier d’enfance de Damon Albarn ainsi que les bruits de la cour d’école où jouait le petit Damon lorsqu’il était minot.

Hostiles, titre poignant, bouleversant, se tirera la bourre avec Stars de Angel Olsen pour trôner en haut de mon très attendu top singles de fin d’année.

Mr Tembo, ballade qui donne le smile, une fois n’est pas coutume, a été composé après avoir croisé un éléphanteau dans un parc national de Tanzanie… Pour votre culture personnelle, vous saurez désormais comment dire éléphant en swahilie : Tembo.

Best cuts : Hostiles, You and Me, Everyday Robots, The Selfish Giant, Heavy Seas of Love.

Site officiel – Soundcloud

Enjoy !

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