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Death Cab For Cutie cousu d’or

Ecrit par Beachboy

dcfc-kintsugi

 

Quand on suit l’actualité, on arrive rapidement à la conclusion que 2015 est partie pour être une année bien pourrie. Heureusement, il nous reste la musique et un superbe mois de mars entre confirmation, découverte et retour en forme, surtout du côté de nos amis ricains. Quelques jours après Modest Mouse, c’est en effet Death Cab For Cutie qui donne des nouvelles.

Quatre ans après le franchement pas terrible Codes & Keys, Ben Gibbard et ses copains (enfin copains, c’est vite dit, Chris Walla le guitariste ayant abandonné le navire à la fin de l’enregistrement) sortent leur 8ème album Kintsugi et autant le dire tout de suite, c’est un très bel album.

Chris Walla ayant donc des envies d’autres choses, ils firent appel pour la première fois à un producteur extérieur au groupe en la personne de Rich Costey, à qui cela a du faire très drôle d’entendre de très bonnes chansons après avoir côtoyé Muse ou autres Foster The People. Je rassure les fans, on reste dans l’univers  du Death cab For Cutie comme on l’aime, simple, élégant et mélodique.

Le Kintsugi est une méthode (un art même) japonais pour réparer au moyen de laques saupoudrées d’or les porcelaines et les céramiques cassées en laissant trace de ces réparations, histoire de redonner une nouvelle vie à l’objet. On se dit que Ben Gibbard, au vue de ce qu’il a vécu aussi bien professionnellement que personnellement, n’a pas choisi ce titre pour rien et en effet, Death Cab For Cutie nous revient comme neuf, un peu cabossé peut-être mais encore plus beau qu’avant.

I don’t know where to begin…there’s too many things that I can’t remember, ainsi commence No Room In Frame, l’un des joyaux de l’album, du Death Cab pur jus, la voix triste de Gibbard enjolivée par une rythmique impeccable, le single Black Sun est du même tonneau, efficace et fragile.

The Ghosts Of Beverly Drive ou Little Wanderer continuent de porter l’album très haut, on évitera de parler de Zooey Deschanels mais on sent que l’expérience californienne a été souvent douloureuse pour Ben Gibbard et que son retour sur Seattle lui a fait le plus grand bien. On regrette déjà le départ de Walla tant sa guitare fait des merveilles (le magnifique El Dorado). Kintsugi est magnifique, sans quasiment jamais baissé de rythme,  de bout en bout du tubesque et dansant Good Help aux dépouillés et émouvants You’ve Haunted Me All My Life ou Hold No Guns en passant par Ingenue.

On a retrouvé le Death Cab For Cutie qu’on aime, celui de Plans ou Transatlanticism, un grand groupe tout simplement.

Kintsugi est disponible chez Warner depuis le 31 mars.

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