Chronique Musique

Gisèle Pape s’envole à tire d’ailes

Photo : Matthieu Dufour
Ecrit par Beachboy

Comme le dirait notre ami Dominique, si seulement nous avions le courage des oiseaux qui chantent dans le vent glacé. En cette période glaciale et effrayante, c’est un plaisir simple mais réconfortant de se plonger dans le magnifique 1er EP de Gisèle Pape intitulé Oiseau.

Gisèle Pape est originaire de Belfort mais s’est installée dorénavant à Paris. Après des études de cinéma, elle revient à ses premières amours musicales pour se lancer enfin dans le grand bain avec cet ep 6 titres et 21 minutes merveilleuses.

gisele pape oiseau

Des chants d’oiseaux illuminent d’entrée Encore, le premier morceau et dès ces premiers instants, on sent qu’on rentre là dans un univers onirique lumineux et grave à la fois. Cela a beau être un premier EP, on est frappé par la qualité de l’ensemble, la justesse du ton, l’harmonie intense qui s’en dégage, la voix de Gisèle est magnifique, les arrangements subtils.

Le magnifique Sirène avec ses nappes synthétiques rappelle l’univers de Mansfield-Tya, avant de laisser place à Moissonner, morceau de choix qui s’enroule et se déroule comme un poisson tourbillonnant dans son bocal transformé en château médiéval.

Nuit et Dolls enfoncent le clou, Gisèle Pape est douce et folle, petite sœur impertinente de Françoiz Breut, elle nous embarque dans un voyage à contre-courants, de branches en branches, le regard incisif et les plumes frémissantes. La courte mise en musique de Solitary Man, ballade country poignante, d’après Lord Byron clôture somptueusement Oiseau et nous ramène aux premiers mots d’Encore, car en effet, quand surgit l’envie, on écoute encore et encore Gisèle Pape.

Oiseau est disponible sur son bandcamp depuis le 09 novembre.

Site Officiel FacebookBandcamp

 

Crédit photo image bandeau : Matthieu Dufour

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