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Indigènes, hier c’était dimanche !

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(petite pause avec quelques membres de The Brian Jonestown Massacre)

Hier soir c’était une des grandes soirées du Festival. Malheureusement le retour de la soirée fut fortement gâché par des résultats électoraux révoltants et honteux. Je vais donc essayer de mettre ma colère de côté et revenir sur cette soirée qui fut, avant cela, de très beaux moments de partage sous le mot « Indigènes » qui prend encore tout son sens aujourd’hui.

Le programme de la soirée était vaste : Föllakzoid, Cosmonauts, Bantam Lyons, The Brian Jonestown Massacre, Rodrigo Amarante et The Callas se partageaient l’affiche. Malheureusement, ce dimanche soir la superposition des programmations nous ont empêchées d’accéder à tous les concerts programmés. Nous ne pourrons donc vous parler des prestations de Föllakzoid et de Cosmonauts qui ont fait salle comble pendant que nous étions à profiter des prestations de The Callas et de Rodrigo Amarante.

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Nous avons donc commencé notre soirée avec Bantam Lyons dans la salle Micro, qui, malgré une programmation dès 19h à fait salle comble. Les nouveaux Nantais ont déployé leur indie-pop-rock mélancolique (il est difficile de « classer » leur musique dans une seule catégorie, nous nous permettrons donc la réunion de leurs influences). Le quatuor est formé de Samuel (batterie), Loïc (chant et guitare), Nicolas (claviers) et Maëlan (basse et chant) depuis 2011. Ils viennent de sortir un EP 3 titres disponible sur leur BANDCAMP. Ce jeune groupe jongle habilement avec les émotions du public grâce à cette voix profonde habitée par le doute, le désespoir ou la mélancolie attachante. Ils opèrent un voyage nuageux aux envolées rock tout en appliquant soigneusement une touche d’électro. Leur set est plus que convaincant et leur prestation nous colle au cœur encore un moment après s’être éteint.

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La suite se passe avec The Callas dans la salle Maxi. Ils sont quatre, ils sont grecs et ils font parler d’eux depuis quelques mois maintenant, principalement depuis que Nick Cave les a fait figurer dans sa playlist. Le groupe présente un rock noise progressif Arty difficile d’accès. Ils développent une énergie furieuse dont la règle principale serait : Soyons bordéliques ! Alors certes, parfois, le bordel fonctionne mais pas toujours… On ressent plus leur prestation comme une performance que comme un concert et donc un partage avec une salle silencieuse et peu enlevée à leur écoute.

Nous attendrons quelques minutes pour que Rodrigo Amarante fasse ensuite son apparition sur la même scène. Pendant cette « pause » nous croiserons quelques membres de The Brian Jonestown Massacre qui se prêteront avec plaisir et simplicité à une petite séance photo (cf photo en haut de l’article).

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Rodrigo Amarante entre seul en scène pour livrer un premier morceau en toute simplicité. Il est ensuite rejoint par son batteur, son claviériste et son bassiste. La générosité de l’homme est perceptible en quelques minutes. L’ancien membre des groupes Los Hermanos et Little Joy n’a plus rien à prouver de son talent de musicien mais a choisi de développer celui de song-writer à travers son album solo, Cavalo. Rodrigo décline la « Saudade Brésilienne » en associant une rythmique et une écriture moderne à l’originale. Son univers est délicat, mélancolique et doux. Il vacille entre la lente bossa nova, l’indie pop festif, la samba, la ballade folk intime et les berceuses piano-voix émouvantes. Le concert de Rodrigo est lumineux, intime et l’on est parcouru de petits papillons au creux du ventre et de frissons chatouilleurs sans discontinuer. Un grand moment d’émotion et de partage avec un public conquis.

Le concert de Rodrigo terminé celui de Follakzoid bien entamé nous tentons une entrée malheureuse dans la salle Micro bondée et ne pourront donc assister à leur concert qui semble pourtant avoir réjoui nombre de spectateurs.

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Nous nous entremêlons donc dans la file d’attente qui se forme pour entrer à nouveau dans la salle Maxi où le groupe mythique The Brian Jonestown Massacre va faire son entrée. Certaines personnes croisées dans le public nous confient qu’ils n’ont d’ailleurs fait le déplacement que pour eux. L’impatience gronde dans les rangs et l’entrée dans la salle est tumultueuse tellement la hâte est vive. Les huit BJM entrent en scène avec flegme et désinvolture. Newcombe se place dans l’obscurité à gauche de la scène, jouant de sa guitare électrisante quasi immédiatement. Le concert sera uniquement basé sur les meilleurs titres de la discographie du groupe pour notre plus grand plaisir ! L’émotion est grande dans la salle, tout le monde a conscience de la dimension de ce groupe et de la chance que nous avons la chance de voir ce concert à ce moment précis. The Brian Jonestown Massacre ne recevra probablement jamais la reconnaissance qu’ils méritent pour leur talent ou la musique qu’ils ont produits malheureusement ou heureusement qui sait ? En tout cas nous ferons partie de ceux qui auront profité d’instants précieux et légendaires de la scène Rock !

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* Adèle et Lilie Del Sol *

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