Addict CultureAddict Culture
Font ResizerAa
  • Accueil
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Nos Playlists
    • Interviews
    • Addict Report
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • À l’est du nouveau
    • Littérature Jeunesse
    • Brèves de lecture
    • Lampes de poche
    • Rencontres
    • BD
    • Poésie
    • Documents
      • Biographies
    • Les prix littéraires
  • Jeux de Société
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • Écrans
  • La vie d’Addict-Culture
    • Newsletter
    • Contact
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Devenir rédacteur ?
    • Pourquoi Addict-Culture ?
Font ResizerAa
Addict CultureAddict Culture
Recherche
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Nos Playlists
    • Addict Report
    • Interviews
    • Jour de reprise
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • À l’est du nouveau
    • Littérature Jeunesse
    • Brèves de lecture
    • Une semaine en romans
    • BD
    • Documents
    • Rencontres
    • Les prix littéraires
    • Poésie
    • Revues
  • Écrans
    • Séries
    • Cinéma
    • Interviews
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • Scènes
    • Danse
    • Opéra
    • Théâtre
  • La vie d’Addict-Culture
  • Informations
    • Pourquoi Addict-Culture ?
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Contact
    • Devenir rédacteur ?
    • Newsletter
    • Politique de confidentialité – RGPD
DocumentsLittérature Francophone

Kiruna, de Maylis de Kerangal : « une décharge de mémoire dans le présent »

David Ferrière
Par David Ferrière
Publié le 8 février 2019
9 min de lecture
Kiruna city panorama, taken from Luossavaara / Alexandar Vujadinovic

[mks_dropcap style= »letter » size= »75″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]L[/mks_dropcap]e parcours éditorial récent de Maylis de Kerangal permet d’aborder son œuvre, une des plus séduisantes en construction dans le paysage littéraire contemporain, de deux manières. D’un côté la voie royale constituée par les romans publiés par Verticales, voie récemment empruntée par l’impeccable Un monde à portée de main (2018) ; de l’autre une série de textes courts, tirés d’une résidence d’écrivain ou d’une commande d’éditeurs divers. À ranger dans cette dernière catégorie, Kiruna (2019, La Contre Allée) constitue une des agréables surprises de cette rentrée littéraire d’hiver.

Invitée dans le cadre d’une résidence à se pencher sur la vie autour des mines, l’auteure débarque de nuit à l’aéroport de Kiruna, un territoire plus qu’une ville – distinction sur laquelle elle insiste – de la Laponie suédoise au nord du cercle polaire arctique qui a pour particularité d’abriter, outre le parlement autochtone du peuple Sami, la plus grande mine de fer en activité du monde. Point de départ d’un long reportage – au meilleur sens littéraire du mot – à l’américaine qui la voit entrecroiser les fils d’une investigation écologique avec une galerie de portraits humains du présent et du passé d’une grande empathie.

Kiruna n’est pas n’importe quelle ville minière, et l’on comprend vite ce qui dans l’histoire récente de la surexploitation de son sous-sol a pu attirer un regard d’écrivain. Ville nouvelle au sens des westerns de la ruée vers l’or, sortie de terre au XIXème siècle dans des conditions épiques, elle desservait ce qui fut d’abord une mine à ciel ouvert. Mais la richesse de son filon a conduit le consortium d’État qui en est aujourd’hui le propriétaire à poursuivre son exploitation à plus de 1000 mètres sous la balafre déjà creusée dans la terre. Pas de chance : les veinures de minerai de fer passent exactement sous les hectares de terre que les pionniers avaient destiné à la construction de la ville proprement dite. Résultat, le sol soutenant l’unité urbaine est devenu poreux et instable. Et puisque l’appât du gain ne se soucie guère de ce genre de détail, il faudra tout simplement bientôt… déménager la ville : construire une «Kiruna 2» à quelques encablures de la «Kiruna 1» dont la description des premiers quartiers évacués évoque une sorte de Prypiat polaire.

Mais l’idée ici n’est ni de s’appesantir sur ce projet pharaonique qui sera bientôt réalité, ni de composer un manifeste écologiste dont l’histoire de la ville lui tend la perche. De politique dans Kiruna, on retiendra surtout un bref mais savoureux passage qui brocarde les mirages des politiques de la ville, vendant du rêve et un désir de vie nouvelle savamment conçu par les premiers de cordée du marketing politique et urbain, alors qu’il s’agit ni plus ni moins de faire avaler la pilule d’un arrachement de la population à son identité urbaine sous couvert de démocratie participative. Les habitants de quelques grandes villes de France abreuvés de «co-construction» et de «débats citoyens» s’y retrouveront.

Il s’agit plutôt d’extraire de cette mine d’histoire(s) une matière humaine sensible et finalement optimiste.

On y croise un chargé de communication de la holding minière, discret mais affable, présentant à l’enquêtrice le récit «maison» de l’histoire de Kiruna à travers une galerie de portraits photo des mineurs d’antan, avantageusement exposés dans le siège social de l’entreprise. Un bel immeuble au design ultra-moderne planté à quelques mètres de l’entrée de la mine, que l’on ne peut s’empêcher de se représenter comme un village Potemkine meublé chez Ikea. L’histoire que Lars présente à la visiteuse est sans grandes aspérités, dans la tradition du consensualisme scandinave. Tout au plus admettra-t-on que le taux de cancers chez les mineurs y a longtemps été plus élevé qu’ailleurs. Chose qui depuis vingt ans a changé, bien sûr. Mais quand il est question, après avoir visité les tunnels d’accès à la mine d’observer les mineurs au travail, le portail de fer de la communication corporate se referme. Du travail éreintant des Russes, Polonais, Lettons, qui se disputent ici des salaires mieux pourvus qu’ailleurs, on ne verra rien.

On y croise une ingénieure des Mines, française expatriée au 67ème parallèle qui décrit par le menu le travail d’une géologue minière fournissant à un capitalisme littéralement «dévorant»  – qui en Suède a au moins le bon goût d’être propriété d’État – les outils de connaissance scientifiques nécessaires à l’exploitation des sols. Son expertise et sa compétence sont incontestables, sa technicité rigoureuse. Sa bonne foi elle-même ne fait guère de doute. On souhaite simplement que cette jeune mère puisse offrir à son enfant qui vient de naître un monde encore vivable après le passage des foreuses qui ont mis à profit, dans tous les sens du terme, son savoir chèrement acquis.

On croise aussi et surtout dans Kiruna, des femmes anonymes, angle mort de l’histoire populaire et ouvrière de l’industrie, et que Maylis de Kerangal réhabilite à l’image de ce que fait aujourd’hui la mode de l’histoire orale. On les aperçoit, ces femmes du passé, sur des documents photographiques d’époque. Parfois en fête, souvent rustaudes et burinées, luttant sans bruit contre la dureté des conditions de vie, la brutalité et les violences de leur environnement de travail, leur statut juridique dévalorisant qui les empêche d’accéder aux emplois des hommes et donc à leurs salaires. On vous laisse la joie de découvrir le personnage de Svarta Bjørn, «l’Ourse noire», qui pourrait constituer, sous une plume si assurée, un personnage de grand roman à elle toute seule.

On perçoit dans la description du lieu ce qui à Kiruna résonait avec les thématiques et motifs récurrents de l’écrivaine : parcours de vie entrecroisés; parole des humbles et des puissants également respectée faisant se côtoyer la biographie d’une figure du patronat paternaliste local et celle d’une migrante érythréenne récemment arrivée en ville, qui renvoie inévitablement à À ce stade de la nuit (Verticales, 2015) un autre petit texte de commande récent de l’auteur abordant la crise migratoire; poésie, enfin, de la matière et de la minéralité qu’on rapprochera des splendides dernières pages rupestres d’Un monde à portée de main.

Et tout cela, bien sûr, dans le «style Kerangal». Traitant ses personnages réels à la fois avec empathie et distance respectueuse. Faisant défiler les images du monde vrai qui l’entoure à côté de son imagier intérieur de visions rêvées du Grand Nord, ou d’un XIXème siècle artistique et littéraire passé au crible de l’archive historique. Et toujours, au service de cette exploration humaniste, cet art consommé de la ponctuation, énumérations, tirets, incises, immixtions de l’oralité, discrète musique grammaticale qui permet d’ouvrir des pistes restant volontairement inexplorées, chemins qui ne mènent nulle part mais composent un texte qui, pour aussi court qu’il soit, n’en est pas moins littéraire en diable.

Kiruna de Maylis de Kerangal
Editions La Contre Allée, janvier 2019

 

Etiquettes2019éditions la contre alléeenvironnementfemmeshistoireKirunaMaylis de Kerangalmonde ouvrier
Partager cet article
Facebook Pinterest Whatsapp Whatsapp Email Copier le lien Imprimer
Un commentaire Un commentaire
  • Editions La Contre Allée dit :
    8 février 2019 à 10 h 15 min

    merci !

    Répondre

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le son du jour

The New Pornographers - Votive
The New Pornographers – Votive
Beachboy
Par Beachboy
7 février 2026

Annonce

La playlist du moment

playlist hiver 2026
Playlist de l’hiver 2026 #01
Lilie Del Sol
Par Lilie Del Sol
12 février 2026

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

facebook
Facebook
youtube
Youtube
instagram
Instagram
spotify
Spotify
deezer
Deezer

Mort à la Poésie - Le podcast

Épisode 119 : Marie HL
Barz
Par Barz
18 janvier 2025

Addict-Culture a besoin de vous !

Avez-vous lu ?

Ulrika Spacek - Build A Box Then Break It
Ulrika Spacek – Build A Box Then Break It
Le son du jour
Penny Arcade - Rear View Mirror
Penny Arcade – Rear View Mirror
Le son du jour
Micah P. Hinson
Micah P. Hinson, l’avenir lui appartient
Brèves de Platine
Bill Callahan - The Man I'm Supposed To Be
Bill Callahan – The Man I’m Supposed To Be
Le son du jour

Étiquettes

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2023 2024 2025 Actes sud Actu actualité album album 2015 article automne automne2023 automne2024 automne2025 automne 2025 bandcamp bande dessinée Barz Diskiant BD beachboy chronique chroniqueur cinema concert critique culture David Bowie deezer del Differ-ant dominique a electro facebook festival Fire Records folk gallimard hiver interview lectures à voix haute le parisien libraire librairie lilie liliedelsol littérature livre livres Modulor music musique Nantes new music nouveautés musique nouvel album novembre novembre 2025 octobre octobre 2025 paris pias playlist podcast poem poetry pop poème Poésie presse printemps printemps2024 printemps2025 rentree rentrée 2023 rentrée2024 rentrée 2024 rentrée 2025 rentrée2025 rentrée Littéraire rock roman septembre2025 septembre 2025 single sol spotify spring2024 spring2025 summer summer2025 Tout un poème twitter youtube

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Sur le même thème

Antoine Wauters
Littérature Francophone

Antoine Wauters ou le chantre lucide de la liberté

10 septembre 2018
rentrée littéraire
BDLes prix littérairesLittérature EtrangèreLittérature FrancophoneLittérature JeunesseNoirs

Libr’à Nous 2017, un prix littéraire décerné par des libraires, pour les lecteurs

17 octobre 2016
Mort à la poésie - Jan Wagner
Mort à la poésie

[Mort à la poésie] – Épisode 28 : Jan Wagner

4 novembre 2019
Littérature Francophone

« Térébenthine », esquisse d’une fêlure

26 novembre 2020

Informations

  • Pourquoi Addict-Culture ?
  • Soutenez Addict-Culture !
  • La Team
  • Devenir rédacteur
  • Contact
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité – RGPD

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Instagram

💜BAM💜: Si certains univers sont faits pour déborde 💜BAM💜: Si certains univers sont faits pour déborder de leurs propres frontières, celui de Franck Thilliez n’attendait que le dessin pour explorer de nouveaux recoins de l’effroi. La bande dessinée "Le Village" conserve la tension des polars du français tout en lui permettant d'expérimenter un nouveau souffle.
👉 @franckthilliez @tackian @kamil_kochanski @delcourt.bd

.
#levillage #franckthilliez #nikotackian #kamilkochansky #delcourt delcourtbd BD bandedessinée manga bd bandedessinee book bookstagram bdstagram 

📎https://addict-culture.com/bd-le-village-tackian-thilliez-kochanski-delcourt/
❄️🎧⭐ PLAYLIST ❄️🎧⭐ : Vous l’attendiez tous, voici ❄️🎧⭐ PLAYLIST ❄️🎧⭐ :  Vous l’attendiez tous, voici la première partie de notre playlist de l’hiver !! Elle est dispo sur #spotify #deezer et #youtube ! 
Avec : @jessieware @catpowerofficial @pennyarcade_music @wignifier @lamaisontellier @hburnsmusic1 @springsteen @perfumegenius @martadelgrandi @jose.gonz.music @annacalvi @sebastientellier @damonalbarn  @grianwhitegold  @kaetempest @cecile.seraud @alexishotchip @mattberninger @ffishbachh @_ghinzu_ @mfarrington_lesuperhomard @archiveofficial @loganfarmermusic @alicecostelloe @rollingblackoutscf  @octavenoire @thecoralsea @janus__janus @the.notwist @ohdaughter @majkevoss maro.musica @asgeirmusic  @the_wooden_wolf @veraellen_  @brucehornsby @sarakinikoband @the_liminanas @altingunband @shirleytheband @sorrybanduk @ulrikaspacek @white_fence_official @kevinmorby @Iamyourluckybreak #midding @miossecofficiel  @lillielala_music @deweyinparisofficial  @meimuna.music @mandyindiana @goldenhoursband @gervaisemood #helicon #crache @natachatertone @peachesnisker

@la_mission_ @dominorecordsfr @la_centrifugeuse @becausemusic @cecilecallens @toughloverecords @fuzzclubrecords @howlinbananarecords @subpop @warchildrecords @morr_music @flyingnun @yotankarecords @noquarterrex @fire_records @tapeterecords @marion_seury @pias_france @piasfrance @nighttimestorieslabel @talitres @fulltimehobbyrecords 

#playlisthiver #playlist #playlistxxl #music #musicaddict #musiclovers  #igmusic #newmusic 

📎 https://addict-culture.com/playlist-hiver-2026-01/
🎧 Le son du jour 🎧 : The New Pornographers - Votiv 🎧 Le son du jour 🎧 : The New Pornographers - Votive
👉 @thenewpornographers @mergerecords @modulormusic
 .
.
#thenewpornographers #votive #mergerecords #modulor #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/the-new-pornographers-votive/
💜 BAM 💜: De la colère naît souvent des œuvres qui 💜 BAM 💜: De la colère naît souvent des œuvres qui font s'interroger. Notre époque mortifère valait bien un uppercut, It It Anita s'en est chargé !

👉 @ititanita @vicious_circle_records
.
.
#ititanita  #hihihaha #viciouscirclerecords #music #musicaddict #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/it-it-anita-hi-hi-ha-ha-vicious-circle-records-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Ben Lupus - La Terre Tremble 🎧 Le son du jour 🎧 : Ben Lupus - La Terre Tremble
👉  @benlupus
.
.
#benlupus #laterretremble #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/ben-lupus-la-terre-tremble/
💜 BAM 💜: On est bien d'accord avec Jeff Tweedy, "T 💜 BAM 💜: On est bien d'accord avec Jeff Tweedy, "To Be Continued", le nouvel album d'ER Jurken mérite qu'on l'écoute plus souvent qu'à son tour ! Disponible chez Drag City ! 
👉 @erjurken  @dragcityrecords 
.
.
 #erjurken #tobecontinued #dragcity #dragcityrecords #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/er-jurken-to-be-continued-drag-city-records-2026/
❤️ BAM ❤️: Deux groupes, deux trajectoires et deux ❤️ BAM ❤️: Deux groupes, deux trajectoires et deux manières d’habiter la musique populaire. Les éditions Petit à Petit proposent une plongée fascinante et documentée dans les univers de The Cure par Jérémy Wulc et Bruce Springsteen par Arnaud Gueury.

👉 @jeremywulc @arnaud.gueury @editionspetitapetit @cesco_addict
.

#brucespringsteen #thecure #jeremywulc #arnaudgueury #editionspetitapetit  #manga #bookstagram #bd #bandedessinee #book #bdstagram

📎https://addict-culture.com/bd-the-cure-wulc-bruce-springsteen-gueury-petit-a-petit/
🎧 Le son du jour 🎧 : Mandy Indiana Feat. Billy Woo 🎧 Le son du jour 🎧 : Mandy Indiana Feat. Billy Woods - Sicko !
👉 @mandyindiana @sacredbones  @modulormusic 
.
.
#mandyindiana #billywoods #sicko #sacredbones #modulor #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/mandy-indiana-feat-billy-woods-sicko/
💜 BAM 💜 : Gros coup de cœur pour "Lucky Now", le t 💜 BAM 💜 : Gros coup de cœur pour "Lucky Now", le troisième album de la jeune compositrice interprète anglaise Lande Hekt, à découvrir et déguster chez Tapete Records/Bigwax !

👉 @landehekt @tapeterecords @bigwaxrecords @marion_seury
.
.
#landehekt #luckynow #tapeterecords #bigwax #musique #indielabel #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/lande-hekt-lucky-now-tapete-records-bigwax-2026/
Suivez-nous sur Instagram

Facebook

Tous droits réservés -Mentions légales et Politique de confidentialité. - Addict-Culture 2023

Ne ratez plus nos publications !
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir toutes les infos d'Addict-Culture !
loader

musique
litterature
tout addict

J'accepte la politique de confidentialité*
Environ 1 publication par mois. pas de spam, désinscription à tout moment
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?