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Chaud Lap…alux

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Quand on écoute le nouvel album de Lapalux, on a comme l’envie d’aller se coucher. Non pas que Lustmore, c’est le titre de l’album, vous donne envie de dormir, non, c’est qu’il donne la même impression que lorsqu’on se glisse sous la couette après une journée froide et stressante, vous savez, ce délicieux moment où on se glisse sous la couette on s’enroule, se couvre, on s’étire et on se réchauffe. Pour être tout à fait complet sur la sensation ressentie, on n’est pas seul sous la couette, car Lustmore est chaud, très chaud dans tous les sens du terme, et vous partagez votre lit avec Ripley sans son Alien ou Pris et Zohra en vacances de Blade Runner (c’est pour le côté bo sci-fi de Lapalux, hein, on se calme les enfants !).

Lapalux, de son vrai nom Stuart Howard est un jeune musicien de 25 ans originaire de l’Essex. Lustmore est son 2ème album après le très bon Nostalchic sorti en 2013 et une poignée d’EP fort recommandables. Les spécialistes du genre parleront de Wonky, Glitch Hop voire même de Future Garage…vu mon grand âge (bref complètement largué avec ce genre de choses), je prendrais moins de risque en disant tout simplement que Lapalux mélange harmonieusement électro, hip hop, soul et jazz. Ses morceaux sont pour la plupart downtempo, une voix féminine et des synthés planants, le tout vous enveloppant dans un océan de douceur et de lux(ur)e.

 

Une des grandes réussites de Lapalux, c’est à la manière d’un Flying Lotus, cette capacité à mélanger morceaux très élaborés, très travaillés tout en gardant une forte présence humaine, aidée en cela par les voix féminines qui interviennent pour adoucir les machines. Sur Lustmore, c’est Andreya Tryana (le magnifique 1er morceau U never know puis le très jazzy Puzzle) et la sublime Szjederne déjà croisée chez Bonobo pour le magnifique Closure, le summum du disque  . L’album oscille ainsi en permanence entre complexité et immédiateté, on rève éveillé, l’esprit un peu brumeux, comme au ralenti dans une douce torpeur. Lapalux tente de recréer cet état hypnagogique par sa musique et y parvient parfaitement. le rêve se transforme même parfois en cauchemar sur le court mais intense Make Money.

Album sexy, dreamy et triste, Lustmore serait une parfaite BO pour polars urbains aux héros désenchantés et héroïnes inaccessibles. Stuart Howard l’a lancé en précisant que celui-ci avait nécessité beaucoup de travail et d’amour, on lui confirme que l’alchimie est parfaitement réussie.

Lustmore est disponible chez Brainfeeder depuis le 06 avril

 

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