Chronique Musique

Marie-Flore : haut-le-corps / haut-le-coeur

Marie-Flore je l’ai rencontrée musicalement il y a maintenant près de 6 ans avec un titre : Empty Walls (Lien Youtube) Un titre qui est resté gravé en moi par sa profondeur, cette voix sensible, sensuelle et d’une douceur implacable.

Son premier album, More Than Thirty Seconds If You Please, paru en 2009 m’a marquée au fer rouge et son retour fut une attente interminable.

La douceur de Marie-Flore est déconcertante de beauté. Et puis vint ce jour, il y a un an, où le titre By Dozen nous fut dévoilé. S’ensuivit un EP troublant, chavirant mais me laissant en situation d’attente irrépressible de « plus ». Il aura fallu plus d’un an pour que cet album arrive jusqu’à nous. Pourquoi ? Je ne sais pas et à quoi bon chercher, il est là ! Profitons donc de cette voix que l’artiste sait manier avec délicatesse, volupté et pertinence.

 

 

Marie-Flore pourrait être une artiste anglaise, norvégienne, suédoise, américaine ou que sais-je que cela ne surprendrait personne tant elle a le talent de réunir les influences qui l’habitent pour en faire un « chez elle » où l’on se sent « chez soi ». Comme quoi les frontières n’ont bien souvent aucune importance quand il s’agit des essentiels tels que les frissons parcourus, l’émotion vécue ou transmise ou encore l’intelligence et la véracité du propos.

Vous convaincre que cet album, By Dozen, est un trésor raffiné et singulier va être un exercice relativement facile pour moi tant chaque titre mérite une attention particulière. Aucune fausse note, l’album composé de dix titres est d’une homogénéité évidente où le sans-faute s’impose.

Comment ne pas s’émouvoir ? Comment ne pas se laisser envoûter par le charme indéniable de ces compositions irrésistiblement émouvantes comme avec le fabuleux Feathered with Daggers ?

 

 

Pour cet opus la jeune femme a souhaité travailler avec Robin Leduc pour les arrangements. Les claviers se sont invités sur certains morceaux, nouvel instrument pour Marie-Flore qui aborde comme toujours sa musique de manière totalement instinctive (et souhaitons qu’elle continue ainsi).

Marie-Flore fait ce qu’elle veut comme elle le veut, elle déstructure, invente et nous surprend. Ses paroles abordent comme toujours les douleurs passées, la mélancolie, le spleen mais elle l’aborde aujourd’hui avec des rythmiques inattendues et où elle nous déstabilise par la rythmique dansante et la dextérité de sa voix comme sur Fancy Me totalement scotchante avouons-le ! Marie-Flore surprend ! Et c’est sur un grand huit que nous grimpons avec Loud Dark Crowd, où elle tournoie avec allégresse de sa voix sensuelle et attachante.

A la fin de l’écoute d’un album de Marie-Flore on se sent comme « absent » tant elle nous transpose dans sa galaxie, celle des émois, des haut-le corps et surtout des haut-le-cœur.

Vous l’aurez compris, cet album m’a conquise et est, à mon humble avis, l’un des albums de la rentrée dont vous ne devez sous aucun prétexte vous passer. Faites comme moi, en perfusion c’est si bon !…

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2 commentaires

  1. très intéressant ce que tu dis d’elle mais pourtant je n’arrive pas à accrocher à sa musique … ou plutôt à sa voix je pense … devoráis-je insister ? réessayer à d’autres moments mieux choisis ?

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