Une déception que ce nouveau roman de Damien Galisson ? Ce serait sévère car c’est un excellent roman mais après le très grand La dragonne et le drôle, difficile de faire aussi bien. Alors disons que cet ouvrage nous semble moins marquant mais qu’il reste tout de même largement au-dessus du lot.
L’histoire se passe donc dans un manoir, comme nous l’apprend le titre, lors du mariage de la tante de la jeune Camille, personnage principal du roman. Tante dont elle vient seulement d’apprendre l’existence. Ce qui la met légèrement en colère, d’où des relations parfois tendues avec sa mère, Delphine.
Direction ce manoir pour une nuit de fête et une petite adolescente qui fait à moitié la tête. En plus elle se retrouve à la table des enfants et seul le jeune Mathis lui donnera un petit sourire.
Ensemble, ils décident de plus ou moins s’échapper, pour aller visiter le cimetière. Et c’est le début des aventures qui semblent plutôt simples et pas dangereuses mais Damien Galisson nous a déjà montré dans La dragonne et le drôle un côté très sombre et il récidive ici, petit à petit, presque sans qu’on s’y attende.
Enfant décédé très jeune des années auparavant, magie noire et sorcière très très méchante, âmes torturées, il y a de tout cela dans Celui qui hantait le manoir.
Damien Galisson a bien caché son jeu. Car il y avait une petite touche loufoque au début du roman. Complètement abandonnée par la suite pour un livre devenu très noir. La tension s’installe petit à petit, des révélations nous éclairent et le suspens grandit jusqu’aux dernières pages.
Si Damien Galisson ne réussit pas à nous émerveiller autant qu’avec son premier roman, cette nouvelle oeuvre tient largement la route et mérite qu’on s’y attarde.



