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Emois finlandais

Écrit par Mathusalem

 

moonface citywrecker

Mettons les choses au clair une bonne fois pour toute, sur ce coup, je serai effroyablement subjectif, frôlant même la mauvaise foi, pour certains réfractaires aux talents du sieur Krug du moins (Cela dit, la subjectivité, c’est un peu l’essence de la critique aussi). Soit…

Rappel des faits : Cela fait plusieurs années que la musique de Spencer Krug (Moonface, mais aussi Wolf Parade, Sunset Rubdown, Swan Lake) m’interpelle, plus précisément depuis Organ Music Not Vibraphone Like I’d Hoped (2011), suivi du majestueux Heartbreaking Bravery (2012) commis en collaboration avec Sinaii (On était, à l’époque, excusez du peu, sur les mêmes terrains de jeu qu’un Bowie époque berlinoise, rien que ça)…

                     

Sans parler de l’époustouflant Julia with Blue Jeans On, un de mes disques de chevet de l’année dernière…C’est devenu une évidence, Spencer Krug n’est pas tout à fait humain… Il s’agirait plutôt d’une entité protéiforme capable de métamorphoser n’importe quelle portée musicale en lingot d’émotion pure…Voilà, c’est dit. Et c’est d’autant plus important à signaler que nous sommes assez peu à le savoir… Je n’oserais pas me hasarder à quantifier la puissance émotionnelle transpirant des pores de ses albums successifs et diversifiés.

Seuls sur scène, son piano et lui m’ont chamboulé le peu qu’il me restait d’âme l’année dernière…

J’avais une place vide dans ma discothèque entre Peter Hammill et Robert WyattJulia With Blue Jeans On la comblait sans problème, et ce City Wrecker, EP composé et enregistré lui aussi à Helsinki (Il y a habité quelques années avant de retourner, récemment, vers son Canada natal) s’impose comme une suite logique et devrait pouvoir s’y nicher aussi. Tout au plus pourrait-on conseiller d’écouter Julia With Blue Jeans On avant ce mini LP, qui n’en est que le prolongement, une espèce de Post Scriptum avant de passer à autre chose, en quelque sorte. D’ailleurs, pour ça, on peut faire confiance à Spencer.

 

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