Cinéma

NIFFF !

Une 16e édition du Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF pour les intimes) très TRÈS attendue !

Référence majeure du genre, John Carpenter sera l’invité d’honneur de cette édition, la rendant unique et inévitable pour ses fans.

carpenter-portrait

Présent le 5 juillet pour un concert exceptionnel à Neuchâtel, le maître Carpenter jouera autant ses bandes originales, ses morceaux issus de l’album Lost Themes, mais aussi ses compositions inédites tirées du second opus Lost Themes II.

La venue de John Carpenter sera l’occasion pour le NIFFF de présenter une rétrospective de ses œuvres emblématiques du 1er au 9 juillet 2016. De Dark Star à The Ward, 18 de ses films seront programmés à travers la ville.

Mais le NIFFF ne se concentre pas autour de John Carpenter, loin s’en faut !

La programmation enfin dévoilée le 16 juin annonce 14 films en compétition :

  • Parents de Christian Tafdrup (Danemark)

Premier long métrage pour le danois Tafdrup, déjà connu pour ses talents de comédien (vu dans Borgen et The Killing), présenté comme un drame surréaliste teinté d’humour scandinave.

Un couple d’âge mûr se retrouve un peu désœuvré après le départ de leur fils unique. Ils essayent de raviver une certaine flamme en retournant dans l’appartement d’étudiant où ils sont tombés amoureux. Un matin, ils se réveillent avec la sensation d’avoir 30 ans de moins, mais ce n’est pas aussi simple…

« J’ai été inspiré par un rêve qui remonte à plusieurs années et dans lequel mes parents retournaient dans l’appartement qu’ils occupaient avant d’avoir des enfants. Cela m’a rendu curieux d’explorer le besoin qu’ont les gens de revivre leur passé et d’en prendre le contrôle. » C. Tafdrup

  • February de Osgood « Oz » Perkins (USA)

Dans la famille Perkins, je demande le frère d’Elvis. Voilà pour situer fort simplement ce comédien, réalisateur, scénariste qu’est Oz Perkins.

Premier long métrage, February est présenté sous la bannière horrifique, mettant en scène le tourment de deux jeunes filles pensionnaires livrées à elles-mêmes pendant les vacances hivernales. Les parents de Kat ne se sont jamais présentés pour venir la chercher, et personne ne sait où ils sont. Quant à Rose, elle a choisi de rester. L’arrivée d’une âme torturée dans l’enceinte de l’internat va perturber leur isolement.

L’adolescence, la solitude, l’abandon, la perte et la violence du passage à l’âge adulte, attention, film torturé.

Venue de la planète théâtre, Rosemary Myers annonce la couleur australienne, teinte absurde acidulée, et présente un premier long métrage visuellement fort et fou.

Greta a déménagé avec ses parents et sa nouvelle vie ne se passe pas très bien. Victime de moqueries ou d’indifférence, elle ne trouve d’amitié que dans l’excentrique présence d’Elliot. Comme les parents ne comprennent jamais rien, tout va basculer lorsqu’ils décident d’organiser le 15e anniversaire de Greta. En invitant tout le monde…

Encore le thème de l’adolescence, cette période où tout change trop vite et où l’on abuse des « toujours » et des « jamais ».

Deuxième film d’Isaac Ezban, d’ores et déjà titulaire de quatre prix en 2015, Los Parecidos livre une histoire toute tordue de réalité déformée, où les gens et les objets sont amenés à être dupliqués.

Mexico, 1968, une nuit d’orage. Huit personnes bloquées dans une gare routière paumée vont vivre une très longue et éprouvante nuit d’attente.

Ce film pourrait totalement faire partie de la série Twilight Zone, tellement la mise en forme se veut respectueuse du genre. Un huis-clos ludique et rétro.

Et voilà le premier long métrage de The Daniels ! Les fous-fous livrent un…une…folie !

Attention, casting chargé et maltraité : Mary Elizabeth Winstead, Daniel Radcliffe et Paul Dano vivent quelque chose de parfaitement étrange. Sur une île déserte, Hank est sur le point de se suicider, tellement l’enfer c’est les autres, surtout quand on est tout seul.

Mais, Vendredi va heureusement sauver la situation. Vendredi n’est pas un homme, ni un ballon, mais un corps en phase de décomposition. Qui pète. Le nouvel ami de Hank va pouvoir l’aider à essayer de rentrer chez lui.

Une vision totalement hallucinante pour un trip de déjantés.

Youhou voilà le film français en compétition INCREDIBEUL ! Premier long métrage pour Julia Ducourneau qui a fait frissonner Cannes cette année.

Dans la famille de Justine, tout le monde est vétérinaire ET végétarien. À 16 ans, elle est sur le point d’intégrer l’école vétérinaire où sa sœur aînée est également élève. Arrive le moment du bizutage. On force Justine à manger de la viande crue. Les conséquences de cette première expérience avec la viande ne se font pas attendre et Justine découvre sa véritable nature.

En un réflexe référentiel à cette tragique mutation, David Cronenberg s’impose à l’esprit. D’autant plus que Julia Ducourneau explique son intérêt pour l’horreur organique par sa filiation à une mère gynécologue et un père dermatologue…

Deuxième film pour Benjamin Dickinson, présent à trois postes au moins au générique : scénariste, réalisateur et comédien principal.

David est un cadre créatif en comm (et est barbu), qui se voit confier un projet de réalité augmentée révolutionnaire. Il en profite pour réaliser un fantasme personnel concernant la femme de son meilleur ami. Évidemment, petit-à-petit, l’oiseau virtuel fait son nid et pousse la raison à vaciller hors de la réalité.

Un traitement noir et blanc pour un sujet d’anticipation réaliste et, malheureusement, déjà si compréhensible.

Un film tous les deux ans est apparemment le rythme que s’impose Richard Bates Jr.

Isabel et Owen ne sont pas très heureux en couple, et c’est rien de le dire. Pour arranger les choses, et parce qu’Isabel apprend qu’elle est enceinte, Owen accepte de faire rencontrer Isabel à sa famille. Et le cauchemar commence.

Un casting reconnaissable, avec Adrian Grenier dans le rôle du mec le plus détestable de la Terre, au service de ce qui est présenté comme l’histoire la plus misanthrope de la session.

Babak Anvari, réalisateur iranien établi en Angleterre, signe son premier long métrage.

En toile de fond, la terrible période de guerre entre l’Iran et l’Irak, 1988 précisément. Alors qu’une mère et sa fille tentent de survivre dans la tourmente et la violence de Téhéran bombardé, un mystérieux esprit maléfique s’impose dans leur foyer.

Un huis-clos terrifiant et une critique acerbe de la politique post révolutionnaire en Iran.

  • Detour de Christopher Smith (GB)

Detour - Chris Smith

Tye Sheridan, Bel Powley, Stephen Moyer

Attention, le retour de Christopher Smith ! Attendu, évidemment, le réalisateur de Creep, Severance, Triangle et Black Death, s’attaque cette fois à la vengeance.

Harper déteste son beau-père. Un soir de beuverie, bien entouré, il échafaude un plan pour se débarrasser de lui. Malheureusement, le lendemain, plus moyen de revenir sur ses choix. Démarre alors une équipée de vengeance dans laquelle il se trouve embarqué un peu malgré lui. Mais…sur quelle route ?

Avec Smith, la surprise est souvent au tournant. Quand il respecte les règles, c’est pour mieux les tordre, en donner sa propre version.

  • The Lure de Agnieszka Smoczyńska (Pologne)

Voilà une réalisatrice polonaise qui surprend avec un projet qui mélange les genres dans une sorte de grand tableau musical inspiré d’un conte de fée.

Deux sirènes intègrent un groupe de musiciens qui assurent le show d’une boîte de nuit à Varsovie. Les sœurs Golden et Silver fascinent, attirent et font perdre la tête, car, comme toutes les sirènes, elles sont monstrueuses.

Inclassable comédie horrifique poétique et musicale, ce film offre une esthétique unique et une bande-son électro-pop signée Ballady I Romanse.

Inespéré pour le premier film de ce réalisateur hors normes, sa sélection à Cannes cette année.

Milo vit à New-York, ou plutôt dans le Queens. C’est un orphelin, solitaire, maltraité régulièrement par les caïds du quartier, mais surtout, fasciné par les vampires. Cette obsession se révèle être la révélation d’une nature toute particulière et non sans rappeler celle de ses amis aux dents longues.

  • Miruthan de Shakti Soundar Rajan (Inde)

Attention blockbuster kollywoodien ! Ce troisième long métrage de Shakti Soundar Rajan offre au monde le premier film de zombies tamoul !

Une contagion, rapide et brutale, transforme les humains en bêtes sanguinaires. Un policier tente de survivre, tout en voulant sauver sa sœur, et aider des scientifiques à trouver un remède à l’épidémie…bref. De l’action, de l’humour, du romantisme, de l’horreur, à la sauce Kollywood.

« On m’appelle Jeeg Robot » est un film de super héros. ITALIEN. Rien que cette assertion doit mettre la puce à l’oreille.

Un petit voleur fuit la police romaine, tombe dans le Tibre, et entre en contact avec des substances radioactives. Contaminé et transformé, il acquiert une force surhumaine et une capacité de guérison surnaturelle. Pas vraiment du bon côté de la force, il décide malgré tout de venir en aide à une jeune autiste qui le prend pour Jeeg Steel, héros de dessin animé japonais.

Au service du bien, il part la sauver et lutter contre Fabio, « le Gitan », criminel fou et narcissique.

 

NIFFF

Quant aux films hors compétition, la liste est longue, et la programmation plutôt intense.

« Schneider vs Bax » (La Peau de Bax), film batave de tueurs à gages, Grand Prix à l’Etrange Festival 2015, ainsi que l’horrible (veut dire indigeste) deuxième volet de la trilogie True North, c’est-à-dire « Yoga Hosers » de Kevin Smith, ou encore l’inimaginable « Pride and Prejudice and Zombies » de Burr Steers, pour ne citer qu’eux dans la catégorie Ultra Movies.

Huit jours pour voguer d’un univers à l’autre, découvrir et revoir, baigner dans la remise en question de la réalité, se confronter à ses peurs, ou simplement rester spectateur.

La programmation de cette 16e édition est disponible dans le détail sur le site du NIFFF.

Le NIFFF en veux-tu en voilà

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