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Slow Down Molasses – Burnt Black Cars

Écrit par Beachboy

Slow Down Molasses - Burnt Black Cars

 

Slow Down Molasses, outre le fait de porter l’un des noms les plus ridicules de l’histoire du rock (quoique, on a connu pire) a la particularité de venir de la jolie bourgade de Saskatoon, dans la province du Saskatchewan au Canada. Voilà pour les côtés « carte postale » et « je te mets minable au scrabble ». Plus sérieusement, on a affaire là à un excellent groupe trop méconnu qui mériterait enfin de mieux se se faire connaître alors qu’un paquet de leurs compatriotes continuent de bénéficier de la locomotive Arcade Fire.

Les Slow Down Molasses sont 5, Tyson McShane et Jeanette Stewart qui se partagent le micro, entourés d’Aaron Scholz, Chris Morin et Levi Soulodre. Après I’m An Old Believer, un premier album auto-produit sorti en 2008 puis Walk Into The Sea sorti en 2011, ils reviennent avec le très recommandable Burnt Black Cars.

Un disque tous les 4 ans ou presque, ne cherchons pas plus loin la signification du nom du groupe. En effet, musicalement, c’est tout sauf lent et mou, c’est même plutôt enlevé sur la plupart des morceaux qui mélangent, avec classe, pop psychédélique, shoegaze et indie rock, entre Broken Social Scene, Suuns et TOY pour faire large. Les morceaux les plus down tempo, quant à eux,  ont un petit air de Slowdive ou de Stars (le joli Stay Sill chanté par Jeannette).

 

L’album a été enregistré avec Jace Lasek, le leader de The Besnard Lakes, qui leur a apporté toute son savoir-faire pour mélanger mélodies bien troussées et mur du son (impeccables Don’t Forget The Youth ou Summer Sun).

Les guitares sont les reines du bal, font un raffut d’enfer derrière lesquelles les voix font tout pour exister avant de disparaitre pour laisser place à Underneath The Cobblestones, excellent instrumental qui clôture le disque. Si une certaine uniformité semble ressortir de la 1ère écoute, Burnt Black Cars se dévoile peu à peu, la mélodie rejaillit sous les couches de son et certains morceaux accrochent vraiment (le Summer Sun, petit tube en puissance entre pop  à la New Order et Shoegaze à la Ride).

Le disque a été inspiré par les photographies du père de Tyson McShane, prises à Paris en mai 1968, Slow Down Molasses œuvre ainsi, prêt au combat, entre chaos et détermination.

En France, l’album est disponible chez Kutu Records qui nous offre en plus le féérique Light qu’on trouvait à l’origine sur Walk Into The Sea, histoire d’aller fouiller plus loin dans la malle aux trésors de ces impeccables Slow Down Molasses.

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