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Les Solitaires intempestifs

Nous vous proposons de découvrir 3 maisons d’édition qui publient du théâtre ! Parce qu’il nous semble important de soutenir la création artistique, parce que l’édition théâtrale est un genre à part entière et qu’il raconte le monde et parce qu’Addict-Culture souhaite soutenir la création à travers tout ce qu’elle comporte !


LA MAISON D’ÉDITION


En 1992, François Berreur (comédien de la Compagnie du Théâtre de la Roulotte de Jean-Luc Lagarce) et Jean-Luc Lagarce lui-même, décident de créer la maison d’édition “Les Solitaires Intempestifs” avec l’envie de défendre des écritures qui leur semblaient novatrices, notamment celle d’Olivier Py qui ne trouvait pas d’éditeur.

Trois ans après la disparition de Jean-Luc Lagarce, en 1998, une nouvelle structure (SARL) Les Solitaires Intempestifs est créée et rachète le fonds éditorial (6 titres). Depuis, sous la direction de François Berreur, plus de 300 nouveaux textes ont été publiés.

Nous remercions infiniment ce dernier de nous avoir accordé cet entretien.

L’ENTRETIEN


Tout d’abord comment allez-vous ?

Hé bien quand il n’y a pas de théâtre, pas d’Avignon c’est compliqué… Mais ça va pas trop mal parce que nous avons la chance que l’un de nos titres du catalogue soit au Bac de Français cette année. C’est “Juste la fin du monde” de Jean-Luc Lagarce. Du coup ça nous permet de compenser les pertes liées à la fermeture des théâtres et l’annulation d’Avignon.

Comment définiriez-vous la ligne éditoriale des Solitaires intempestifs ?

C’est le catalogue qui l’a définie au fur et à mesure des années. 

Lorsque j’ai fondé Les Solitaires Intempestifs avec Jean-Luc Lagarce il y a 23 ans, c’était pour publier les pièces d’Olivier Py et d’Elisabeth Mazev ; puis par la suite les pièces de Lagarce lui-même. C’est comme un conte cette histoire parce que Lagarce, personne n’en voulait, et voir qu’aujourd’hui il est parmi les trois œuvres du bac c’est comme un conte…

Aujourd’hui l’idée de publier du théâtre c’est d’en parler en dehors de la scène aussi. On publie donc à travers d’autres collections, d’autres points de vue qui ouvrent les champs de son appréhension. Ce n’est pas un théâtre fermé sur la représentation mais plutôt ouvert sur le monde. Parce que de toute façon le théâtre, il parle du monde. A travers la parole des artistes, des auteurs…

Quel auteur auriez-vous rêvé de publier ?

Il n’y en a pas en fait. Je pars du principe qu’à partir du moment où un auteur est publié, il existe et c’est l’essentiel. En fait ma plus belle histoire, c’est que personne ne voulait publier Jean-Luc Lagarce, alors on a créé Les Solitaires Intempestifs. Aujourd’hui il est l’auteur phare de la maison et beaucoup auraient finalement aimé le publier. Alors on pourrait dire que celui que j’ai rêvé de publier c’est Jean-Luc Lagarce au fond…

Qu’est-ce qu’éditer du théâtre en 2020 ?

On en revient à ce que je disais plus haut en fait. Aujourd’hui éditer du théâtre c’est parler du monde. On le fait par passion, par conviction… pas pour l’argent. Publier du théâtre ça ne rapporte rien. On essaie de garder l’équilibre, c’est ce qui compte.

Pouvez-vous nous présenter les ouvrages qui font la rentrée des Solitaires Intempestifs ?

Il y a Iphigénie, Agamemnon, Électre de Tiago Rodrigues, À la carabine (suivi de) Cheveux d’été de Pauline Peyrade, Condor de Frédéric Vossier, Mesdames, messieurs et le reste du monde de Ronan Chéneau.

Á la lecture d’un manuscrit, comment se manifeste physiquement, chez vous, “l’évidence” ?

C’est à dire que c’est une question de ressenti. C’est lorsque quelque chose me touche vraiment. A partir du moment où ça me questionne, m’intéresse, où ça raconte quelque chose sur le monde.

Combien de manuscrits recevez-vous par an environ ?

On reçoit entre 300 et 400 manuscrits par an par la poste. On nous en transmet aussi en parallèle. On en reçoit beaucoup…

Qu’est-ce qui a éveillé votre goût pour la littérature ?

J’ai toujours aimé lire, mais c’est plus le théâtre qui m’a amené à la littérature en fait. J’ai un parcours d’autodidacte absolu. J’ai un bac micro-mécanique option appareillage, après j’ai fait quelques années de fac de psycho et puis par hasard je suis devenu acteur de la troupe de Lagarce, j’ai fait 21 spectacles avec lui. Et puis sans l’avoir prémédité je me suis retrouvé éditeur…

Si vous n’étiez pas éditeur quel métier auriez-vous pu exercer ?

Comme je vous le disais précédemment en fait je ne sais pas parce que ce n’était pas prévu que je sois éditeur de théâtre. Je n’ai finalement jamais eu le temps de réfléchir à ce que je voulais faire dans la vie.


LE JEU CONCOURS


Les solitaires intempestifs

 

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