
Studio Electrophonique
Studio Electrophonique
Valley Of Eyes Records
26 septembre 2025
Découvert en 2019, Studio Electrophonique, le projet du jeune auteur-compositeur anglais James Leesley fit une entrée fracassante sur nos platines avec l’incroyable Buxton Palace Hotel, un EP 6 titres d’une beauté hallucinante, qu’on se plait à écouter plus souvent qu’à son tour.
Trois ans plus tard, l’ex leader des éphémères High Hazels faisait son retour avec un nouvel EP, Happier Things, tout en tournant en première partie d’artistes comme Etienne Daho ou Richard Hawley, lui aussi originaire de Sheffield, semblant se faire ainsi une place immédiate parmi les plus grands.
Pourtant, il fallut attendre 3 ans de plus pour enfin tenir entre nos mains son premier album, sans titre, et ce, grâce au jeune label parisien Valley Of Eyes Records, décidément au top puisqu’on lui doit également le magnifique Measure Of Joy d’Adrian Crowley sorti en ce début d’année.
Pour réussir ce passage au long format, il a fait appel à l’expérimenté producteur Simon Tong, également guitariste chez The Verve, The Good, The Bad And The Queen et collaborateur régulier d’Erland Cooper (The Magnetic North, Erland & The Carnival) donnant ainsi une bel écrin aux chansons merveilleuses que contient ce disque délicat et émouvant.
La toute première chanson jamais entendue de Studio Electrophonique fut Jayne, single incroyable de douceur et délicatesse parue chez Violette Records, James Leesley semble lui donner une suite en ouvrant l’album sur le tout aussi beau David And Jayne, splendide ballade à la Belle & Sebastian défendue de sa voix douce sur une guitare délicate et des arrangements subtils.
Le disque est d’une classe folle, sous des airs modestes et artisanaux, Taxi Ride ou How Can I Love Anyone Else ont beau bénéficier d’une boite à rythme minimaliste et d’orgues vintage, les deux chansons dégagent une puissance émotionnelle rare, comme un Burt Bacharach perdu du coté de Sarah Records.
Studio Electrophonique excelle dans les chansons lentes ultra dépouillées, sur lesquelles sa voix glisse comme une plume légère, d’All Time Biggest Fans à Break My Heart et son atmosphère velvetienne ou bien encore l’exceptionnel final Him Without Her.
Les plus belles chansons d’amour sont souvent tristes et celles de Studio Electrophonique ne dérogent pas à la règle, bien au contraire, petites saynètes du quotidien entre désir, séparation et solitude, de préférence, un jour de pluie. Pourtant, des merveilles comme The Last One, le grandiose Handbrake Turns ou le génial Too Many Lonely Nights irradient d’un bonheur simple et lumineux.
Studio Electrophonique, en toute discrétion, vient de nous mettre entre les oreilles l’un des plus beaux disques de l’année, à vous de ne pas le rater !



