Chronique Musique

Tristesse Contemporaine encore et encore

La simple lecture des grands titres des journaux ou l’écoute même discrète de France Info auraient tendance à me convaincre que là, on commence vraiment à toucher le fond.

Pour accompagner mon désarroi profond, je crois bien que j’ai trouvé la bande son idéale en la personne de Tristesse Contemporaine, au nom malheureusement bien appropriée et ses 3 membres venus des quatre coins de la planète, ce qui, à l’avenir, peut devenir un petit peu compliqué. Posons donc Stop And Start, leur nouvel album sur la platine et essayons de nous remonter le moral…ou pas, le disque se clôturant ou presque sur un No Hope glacial et prémonitoire…

Contemporain, c’est vite dit, mes amis chroniqueurs littéraires me font  remarquer à juste titre que le groupe tire son nom d’un livre écrit au 19ème siècle par le belge Hippolyte Fierens Gevaert alors que mes vieux collègues musicaux se remémorent à leurs écoutes, les grandes heures de la Factory, ce qui ne nous rajeunit pas, ma brave dame !

Commençons par les présentations, Tristesse Contemporaine a déjà 2 très chouettes albums au compteur, un premier éponyme en 2012 suivi de Stay Golden l’année suivante depuis leurs débuts qui datent déjà de 2009. Au chant, on retrouve Maik, alias Geisha Mau BoyMichael Giffts, anglais d’origine jamaïcaine, qui auparavant officiait au sein de Earthling, à la grande époque du Trip Hop (20 ans, déjà !) et leur remarquable album Radar.

Poursuivons avec Narumi Hérisson Dupont, japonaise aux claviers déjà croisée auprès de Télépopmusik ou plus récemment auprès de Jeanne Added, pour le succès qu’on connait. On termine donc avec Leo Hellden, guitariste suédois au sein de Aswefall mais aussi en compagnie de Jay Jay Johansson. Leo et Maik jouent également ensemble au sein de Camp Claude.

Vous le voyez, Tristesse Contemporaine transcende les frontières et brouille les pistes, ils ont beau être installés à Paris, on a parfois du mal à les suivre et musicalement, c’est un peu la même chose : electro-pop, post punk, new wave, trip hop, difficile de les ranger dans une niche bien particulière même si Stop And Start semble clarifier les choses et imposer l’univers du trio.

L‘ambiance est à l’image de leur patronyme, on n’est pas là pour rigoler : No Hope, Ceremony, Girls (Are Gone), on serait même belliqueux, prêt à en découdre, Let’s Go, Get What You Want. Tristesse Contemporaine nous ramène à coup de rythmes martiaux et implacables au début des années 80, quand du côté de Manchester, tu dansais l’air sombre et désespéré.

Ça claque, ça s’écoute très, très fort, tsunami sur un dance-floor, un coup New Order, un coup A Certain Ratio, Tristesse Contemporaine talonne même un Suicide sur le proto-punk blues de Know My Name.

Les premiers titres de l’album sont fort efficaces, courts et tendus mais c’est sur les cinq dernières pistes que Start And Go prend sa réelle dimension  et devient absolument passionnant et impressionnant avec un enchaînement de rêve It Doesn’t Matter/Stop  And Start jusqu’à un définitif, dans tous les sens du terme, Ceremony, new-orderien comme il se doit, histoire d’enfoncer le clou jusqu’au bout.

Stop And Start est disponible depuis le 20 janvier chez Record Makers

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